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Entrétien de presse exclusif avec SE Honoré Ngbanda Nzambo-Ko-Atumba, homme d’Etat et Ecrivain Congolais. (2ème Partie)

  Paris, France. Le 22 Aout 2005

L'éditeur Franklin Katunda en visite à Paris, posait les questions d'interview (A droite) à SE Honoré Ngbanda (A gauche et en haut, l'auteur apposait une autographe sur l'un de ses livres Publiés). [Appuyer sur chaque photo pour aggrandir l'image] 

2eme Partie

Congoboston: Parlant encore de votre livre, vous dîtes quelque part: “Nous avons tous péché, nous avons tous déçus …Nous devons demander pardon à notre peuple!”…Je voudrais vous demander…Hormis les erreurs politiques d’ordre collectif, quelles sont les erreurs personelles commises à l’endroit du peuple congolais que vous regrettez. Quelle remede y apporter aujourd’hui en temps qu’homme politique?

Honore Ngbanda: Je vais être bref et précis. J’ai appartenu à un système politique qui a connu sa fin en 1997. A côté de Mobutu, je l’ai dit et je le repète aujourd’hui, il y a eu beaucoup de failles! La plus grande faille;la plus grande faiblesse du régime Mobutu c’est son plan d’action sociale et économique. Nous n’avions pas mis l’accent là-dessus. Il a pacifié le pays, il a donné la dignité au congolais, il a creé l’unité du pays… c’est vrai et c’est quelque chose de fondamentale, c’est le socle. Mais sur cette base solide, il fallait que nous puissions bâtir une Nation prospère sur le plan social et économique. On a échoué donc, car on a mal géré le pays sur le plan socio-économique. C’est une defaite monumentale!

Personnellement, en tant qu’homme d’état de l’époque, homme politique à ce jour dans notre pays, je considère notre pays dépuis l’époque coloniale, -j’aime beaucoup l’histoire et je lis beaucoup…. Nous sommes l’un des pays les plus riches au monde, mais le peuple congolais dépuis la colonie belge, passant par la période des indépendences jusqu’à la période de démocratisation de nos institutions, ce peuple donc, n’a jamais bénéficié de richesses de son pays. Les intarissables richesses du sol et sous-sol du Congo ont toujours bénéficié les etrangers et une poignée de dirigeants. Je crois qu’il est important que tous nous puissions nous remmettre en question, pour dire: “Que faut-il faire pour créer un mécanisme visant à faire bénéficier ce peuple de ses richesses ?” Pour exemple concret, je cite la ville de Mbuji-Mayi dans la province Kasai ; on ne peut comparer la pauvrété des congolais qui y vivent … Rien qu’en çitant la MIBA (Société Minière de Bakwanga) par rapport à la valeur en quantité et en argent de gisements éxploités au sein cette agglomération. Au Katanga, dans les Kivu, c’est la même chose; on ne peut mesurer la quantité de biens qui vont à l’étranger (Le coltan, l’or, le cuivre, le diamant)… et le peuple, à ce jour, n’en profite pas!

Deuxièmement à notre faillite, il y a aussi la violation de droits de l’homme et de libértés politiques. Je reconnais avoir commis des graves erreurs qui ont causé du mal à notre pays. Nous en regrettons aujoud’hui les conséquences de ces erreurs. Voila pourquoi, je dis dans le livre “Les Crimes Organisés…” Que le pardon doit être demandé à notre peuple! Je pensais néanmoins qu’avec l’expérience du passé, ceux qui ont pris le pouvoir aller rebondir sur nos ereurs pour les corriger… Mais helas, ça s’est enfoncé et ça s’est même empiré! C’est cela le sens de ce que je dis: Tous nous avons péché… Tous, nous devons demander pardon. Il n’y a personne aujourd’hui qui peut donner de leçons à un autre.

Congoboston: Je vais juste vous donner l’opinion publique, fruit de mes contacts avec le peuple, dans le cadre de mon travail journalistique. Peut être pas dans sa grande majorité, mais il y a une opinion vraiment à considerer qui dit : « Vous écrivez, c’est bien, mais disent-ils que, quelque part, vous ne reconnaissez pas et ne parlez pas de votre implication personelle. Notamment, on vous accuse de violation de droits de l’homme au Congo, d’assassinats et d'éxactions manu-militari de citoyens congolais. Certains n’arrivent même pas à lire votre livre? Que dites-vous à ce propos?

Honore Ngbanda:  Mon message à ces compatriotes est le suivant: Je leur demande seulement de faire un éffort pour rechercher la vérité. A tous ces gens, quand vous leur demander de vous nommer un seul crime concrèt que Ngbanda a commis? Eh ben, je vais leur donner deux points de reponse: je ne vais pas me justifier, mais je penses que la plupart de mes compatriotes vivent les effets de campagne de presse de l’opposition, laquelle à l’époque avait bésoin de se decharger sur moi entant que « bouclier » de Mobutu [et je les comprends…] Mais quand un intellectuel se limite simpliment aux “ont dit”… Qu’il a commis beaucoup de crimes, qu’il a fait ceci ou cela…

Je vais donner quelques éléments de reponse à ceux qui m’accusent: Loin de me justifier, moi j’assume la responsabilité collective dans un système politique qui a commis des erreurs, mais quand à Mr Ngbanda entant qu’individu, je leur renvoi aux faits suivants: Il y a eu dans notre pays, la Conférence Nationale Souveraine (CNS), vous l’avez suivi; et celle-ci avait une commission des assassinats et des enlevements. Elle était conduite par son président, Mr. Kasusula [je cite le nom pour que ceux qui veulent puisse se referrer à lui.] Pour cette commission, Mobutu était le diable, c’est-à-dire qu’on pouvait tout dire de ce que beaucoup avaient peur de denoncer avant. Tout le monde injuriait publiquement Mobutu en direct à la télévision. C’est en ce moment-là que cette commission avait lancé un appel à tous les congolais de l’intérieur, tout comme ceux de l’éxtérieur pour apporter des plaintes contre toute autorité ou citoyen qui serait coupable d’assassinats, d’enlevement, ou d’acte de violence. Il y a eu plus de mille plaintes deposées au bureau de cette commission. Je n’ai été cité dans aucun document, aucune plainte… Et je n’ai pas été convoqué;

Alors s’il y a eu de plaintes, qu’on demande à Mr. Kasusula de les sortir, peut être que lui et son bureau entier les auraient cachés. Parceque je vous dis que je n’ai jamais comparu du tout devant cette commission. Je me dis pour un homme qui est criminel, et quand on a donné l’occasion à tout le peuple congolais de porter plainte contre lui…Et il n’y a pas eu, même pas une seule plainte contre lui? Deuxiemement, je vis à l’étranger [car on peut dire que Ngbanda était protégé] Je suis maintenant ici il y a huit ans de cela; couvert d’aucune immunité diplomatique. J’ai toujours lancé un  defi à une seule famille congolaise qui a été victime d’action d’assassinat, de violence de ma part…qu’elle porte plainte! On voit encore des chefs de l’état en fonction ou en éxil contre lesquels l’on porte de plaintes. A l’exemple de Pinochet qui est encore là. Des familles entières sortent avec de documents et preuves, disant: voilà, il a fait ceci ou cela. Que cette famille congolaise qui a été victime de mes actions porte donc plainte? J’attends toujours et je ne la vois pas! Je porte seulement le chapeau d’un assassin, mais je ne vois pas encore la plainte qui fait état de ma culpabilité dans un délit d’assassinat!

Congoboston: Revenant donc à ce plan cynique d’engloutissement du Congo par ses ennemis. Pouvez-vous, à votre connaissance, nous donner les grandes lignes de ce plan? Qui est le vrai ennemi du Congo aujourd’hui finalement: Les Rwandais, les Ougandais, les Occidentaux ou les Dirigeants Congolais, eux-même?

Honore Ngbanda: Tous les quatre! Je responds tout de suite… Tous les quatre ! Je cite les Rwandais, les Ougandais, les Occidentaux, notamment les Américains (je ne parle pas de l’état américain, mais de ces lobbys américains dont j’ai parlé dans mon livre et qui ont été appuyés par les dirigeants américains de l’époque). Tous ceux-là, je l’ai suffisament prouvé; ce sont eux qui sont la cause directe de nos malheurs aujourd’hui car ils veulent, à tout prix, contrôler nos richesses. Mais, les dirigeants congolais, moi-même parmi, nous sommes l’ennemi du peuple congolais… Car nous ne voulons pas voir l’intérêt du peuple congolais, mais plutôt, nous regardons à notre propre intérêt. Qui compose avec le pouvoir rwandais? Ce sont des congolais! Mes frères congolais…

Un example pour illustrer ce que je dis: Dans le livre “Les Crimes Organisés…” en annèxe dix-sept je pense. J’ai sorti là un document, une lettre de l’Administrateur du Térritoire de Minembwe, le Rwandais Mugaza  écrite à Mr Ruberwa (au pouvoir au Congo). Dans cette lettre, il dit: “ Suite à la réunion que nous avons ténu le 6 juin 2004 à Kigali pour créer le térritoire de Minembwe…Le but de cette action est de chasser les congolais, de controller les terres, de s’étendre jusqu’au lac Tanganyka…” C’est un document cité dans mon livre. Mon frère, je fais ma part et je poursuis mon combat ici à l’éxterieur. Ce document n’a jamais été contesté après sa publication; ni par Kagame, ni par son déstinataire Ruberwa, ni de son signataire, Mr Mugaza. Mais que font les autorités congolaises, les vrais congolais? Ils sont au parlement … Qui a levé son doigt pour dire qu’un document est sorti, avec l’aide d’un compatriote de l’étranger, et il montre le complot pour le morcellement de notre pays. Et l’homme cité dans cette lettre rendue publique est notre vice-président dans le pouvoir de transition … Qu’il nous donne les éxplications!!! Personne ne dit mot. Voilà pourquoi je dis que c’est nous, Congolais (dirigeants) qui sommes notre propre ennemis!

Congoboston: Vous parlez dans votre livre d’un fait historique malheureux: l’utilisation des autres peuples africains comme tampon entre l’administrateur colonial belge et la classe populaire congolaise. Le livre Leopold II d’Adam Hochschild [que j’ai présenté au Bentley College de Boston en 2002] parle aussi de cette pratique. La question est de nous dire ce qui a vraiment changé? Si l’administration Mobutu a utilisé des étrangers aux plus hautes fonctions de l’état et l’actuel gouvernement congolais a plein  d’étrangers en son sein?… Qu’est-ce qui a vraiment changé au Congo ?

Honore Ngbanda: Ce n’est pas du tout la même chose; il ne faut pas établir une confusion du genre. Prenons des càs que vous avez cité: l’époque coloniale. Nous étions la colonie de la Belgique: Congo-Rwanda-Urundi sous le contrôle d’un seul maître. Je ne sais pas si je peux leur reprocher quoi que ce soit, et si nous étions sous leur tutelle, ils pouvaient nous deplacer pour nous affecter dans n’importe quelle partie du térritoire congolais, leur “propriété” à l’époque.  

A l’époque de Mobutu, il n’a pas utilisé les étrangers comme tampon; Néanmoins je denonce la nomination d’un haut fonctionaire congolais d’origine rwandaise, Mr. Bisengimana Rwema, qui fût directeur au cabinet du président de la république. Comment avait-il acquis la nationalité zairoise? Personne ne le sait pas trop bien, mais il était rwandais de pur sang, il fut enregistré dans le répértoire de l’Univérsité Lovanium où j’ai étudié, lequel j’ai lu de mes propres yeux: Mr. Barthelemy Bisengimana Rwema, président du Cercle des Etudiants Rwandais de Lovanium. Quelques années plutard, et sortant des études, je le vois directeur du bureau du président. C’est une grave erreur commise par Mobutu. Je dis cela car Mr. Bisengimana est celui qui a initié le travail d’infiltration de citoyens Rwandais dans les institutions du Zaire. Son travail repondait à un plan d’infiltration “sécrète” des Rwandais que l’on ignorait encore. On a découvert ce plan, et je dis dans mon livre, lors de la guerre civile de Museveni en Ouganda. Il utilisait les Tutsi-Rwandais qui se battaient là-bas, avec l’idée de revenir au Rwanda et plustard rejoindre leurs compatriotes établis au Zaire. Ce qui est different du travail de “tampon” des belges.

Alors nous arrivons au troisième niveau, c’est celui de la concrétisation du plan sécret d’infiltration, commencée par Mr. Bisengimana. Ce qui fait qu’ aujourd’hui on vit l’aboutissement d’un long processus, commencé à notre insu. Croyez-moi, si Mobutu était au courant du plan rwandais, tel que nous le découvrons aujourd’hui, je penses pas que Mr Bisengimana n’aurait même pas fait deux semaines dans son cabinet!

N’oublions pas une chose, Mobutu était aveuglé par ses idées panafricanistes, c’était un panafricaniste; il luttait beaucoup pour l’unité africaine. Cet homme a beaucoup travaillé pour consolider l’unité et le bon voisinage avec autres pays africains, sacrifiant même les intérets socio-économique de son peuple au benefice de l’Afrique Unie. Nous avons forme des militaries de plus de dix pays africains; nous sommes intervenus pour ramener l’unité et la cohésion dans plusieurs pays africains. Les frères rwandais qui étaient sous notre directe protéction n’étaient pas considéré comme un danger, pendant que c’en était un! 

Troisièmement, le niveau que nous vivons est celui que nous vivons à ce jour, celui d’occupation de notre pays. On ne peut comparer cela à la pratique de l’époque coloniale ou à la période de Mobutu. Ce sont deux pays voisins (le Rwanda et l’Ouganda qui ont envoyé leurs armées pour occuper notre térritoire. N’oubliez pas que nous avions eu un Rwandais, en l’occurrence James Kabarebe comme Chef d’état-major général de l’armée congolaise. Mais compte tenu des réactions du peuple congolais, ce plan a connu quelques difficultés, d’où ils ont été obligé de plannifier des attaques cammouflées qu’ils ont appellées “rébellions” pour continuer leur travail.

Congoboston: Alors puisque le passé ne peut être changé… Nous ne pouvons changer que le présent. Que dites-vous à propos de l’actuel gouvernement, s’il est bourré de Rwandais une fois de plus?

Honore Ngbanda: C’est ça mon combat… Qu’on nous laisse ce pays à nous, que les Rwandais rentrent chez eux. Un président de la RDC, rwandais ; des vice-présidents rwandais, des présidents d’entréprises rwandais… Non! Nous sommes d’accord que les frères d’origine Rwandaise vivent chez nous. Ceux qui sont déjà établis chez nous, à l’exemple des Banyarwanda (et non les Banyamulenge, ce qui est une fraude). Nous réconnaissons certains parmi eux comme congolais, car ils étaient là dépuis un certain moment et ils avaient même reçu la nationalité. Mais qu’on nous dise que ceux qui sont vénus au Congo comme réfugiés sont maintenant citoyens congolais. J’ouvre une paranthèse, parlant de Banyamulenge, une soit disant “éthnie” qui porte le nom d’une colline. Je comprends mieux les Banyarwanda, car le nom décrit le peuple qui parle les dialèctes rwandaises, mais non les Banyamulenge!

Au Congo, nous n’avons pas d’éthnies qui portent les noms de lieux , mais plutot, nos éthnies portent les noms de langues matérnelles comme le Muluba qui parle la langue Luba, le Mukongo qui parle le Kikongo, le Nande qui parle le Nande etc... Pourqoui? Parceque les bantous étaient des semi-nomades. Ils ne portaient pas les noms de lieux car ils se deplaçaient en tout temps à travers les contrées. Nous ne réfusons pas la présence de rwandais, je donnes bien la précision, mais quand on fabrique une éthnie pour l’utiliser comme l’étiquette de cette soi-disant éthnie et faire entrer tous les Rwandais, réfugiés et/ou infiltrés sur le sol Congolais et leur octroyer la nationalité, là c’est un problème …Et je dis non!

Congoboston: Pendant que vous écrivez ces livres, le recensement électoral se fait présentement… Ils sont en phase de légaliser ces “infiltrés” sur le térritoire congolais. Sachant que vous êtes informé de la chose mais que vous ne voulez pas du tout vous impliquer dans la transition… Pensez-vous que le processus électoral au Congo est reversible?

Honore Ngbanda: [Avec un ton vraiment sérieux]Je vais vous dire pourqoui je ne peux m’impliquer dans ces électrions… C’est un piège! [Pendant ce moment d’interview, Mr. Ngbanda demande à son secrétaire de lui passer la copie d’un document, montrant une carte d’identité rwandaise et d’une fiche d’électeur d’un sujet rwandais Mr. Nzita Bakuzi Pierre, lequel avait voté lors des élections de 2004 au rwanda, et qui à la fois detient une attéstation de perte de pièce congolais]. Vous voyez ce monsieur Nzita Bakuzi Pierre a été enregistré comme electeur au Rwanda et a la fois comme congolais, une année plustard, au recensement électoral au Congo de Juin 2005.

Congoboston: Et parlant du piège?

Honore Ngbanda: Il s’agit bel et bien d’un piège que le congolais ne voit pas encore! J’ai peut-être le malheur d’annoncer ce piège trop tôt car ça n’a pas encore pris le pied du congolais. Que l’opinion se rappelle quand j’avais fait la déclaration, il y a une année et demi, que le Congo n’aura jamais les élections au 30 Juin 2005… D’aileurs elles n’ont pas eu lieu. Aujourd’hui, nous disons encore que celles de Juin 2006 avenir n’auront pas lieu! Pourquoi ? Quel est l’objet de la crise chez nous ? Notre crise est une crise d’ identité, et l’épicentre de notre crise se trouve à l’Est du pays à cause du concept de l’identité; c’est tout le problème… Il n y a pas de crise à Kinshasa, il n y en a pas en Equateur, au Bakongo etc. Nous demandons à Kagame qui a  envahi l’Est de notre pays de quitter afin qu’on organise les élections.

Maintenant, avec la complicité de la communauté internationale, la crise à l’Est du Congo n’est pas résolue…Et en signant l’Accord Global et Inclusif, les signataires s’étaient fixées Cinq objéctifs avant l’organisation des élections: Parmi lesquels, la réunification du pays, la mise en place d’une armée nationale, et la réstauration de l’autorité de l’Etat. Etc…Mais aucun de ces cinq objéctifs n’a été atteint, c’est cela que le peuple congolais a dit au 30 Juin 2005: “Vous avez echoué pendant deux ans de créer les conditions et préparer les élections, alors arretez et partez!”

La communauté Internationale s’est battu pour appuyer ce gouvernement de transition. Nous attendions pour que l’on dise: “Bon, faisons le point…car Kabila avait dit qu’il fait le point de la situation pour savoir pourquoi ils ont échoué pendant deux ans.” Du coup, on oublie tout… Et on annonce que le processus électoral à travers le recensement commence. Comment se ferait le recensement aujourd’hui? Qui va élire demain? On donne la carte d’électeur à ceux qui présentent une attéstation de perte de pièce. De gens du genre de Sieur Nzita Bakuzi (un sujet rwandais dont j’ai parlé plus tôt) sont de centaines de milliers de personnes, majoritaires dans le Sud-Kivu parcequ’ils ont été enrollés pour participer aux élections au Congo. Ils vont voter de candidates rwandais… Et le plan que je dénonces ici montre qu’ils ont déjà écrit depuis vingt-ans au secrétaire général de l’ONU pour demander l’autodetérmination du Kivu. Le document est là. [La copie de la lettre du ministére de l’Intérieur congolais, acceptant l’attéstation de perte de pièce comme identité pour voter, et que la carte d’électeur peut servir de identité après les élections] N’oubliez pas que les Rwandais prévoient bien les choses en avance. 

Voici donc la copie de la lettre du ministère congolais de l’intérieur, réconnaissant que: “Les cartes d’électeurs tiendront lieu de carte d’identité du citoyen après les élections” D’où un sujet rwandais qui suit cette procedure d’élection pendant qu’il est sur le térritoire congolais deviendra automatiquement citoyen congolais après le 30 juin 2006. Ensuite, ils se mobiliseront alors pour demander l’autodetérmination de leur « térritoire » qu’ils ont déjà occupé; C’est même très sûre qu’ils seront très majoritaires au scrutin , et s’arrangeront à voter pour l’autodetérmination du Kivu… Logiquement, la finalité de cette demarche est claire: Annexer cette partie du térritoire congolais (le Kivu) au Rwanda. Qu’est-ce que le Congolais ne veut pas savoir? On attends seulement que le mal arrive… Mais quand je dénonce comme je le fais-là, les gens ne s’y interessent pas, parcequ’ ayant reçues des idées préconcues.

Congoboston: Pendant qu’on parle des élections, permettez-moi d’introduire une quéstion très inportante sur la Diaspora congolaise de partout le monde: Y compris les plus importantes de l’Europe et des USA. Je dirais, et bien fondé sur l’expérience de mon travail que celle des Etats-Unis est, à ce jour, la plus grande et la plus qualifiée que le Congo ait au monde. Le pouvoir congolais declare que ces congolais de la Diaspora ne voteront pas à cause de manque de moyens logistiques. Quelle est donc cette logique quand les réfugiés et “infiltrés” rwandais au Kivu et certains pays voisins africains sont plus “congolais” qu’un professeur d’univerisité congolais, résident en Belgique ou ce medecin-chercheur congolais au Canada ou cet ingenieur  congolais de la NASA aux Etats-Unis?

Honore Ngbanda: Mon frère, laissez-moi simplement vous dire ceci: d’abord, le nombre de congolais de la diaspora  (le monde entier) est même superieur au nombre de la population de certains pays africains voisins que je ne cite pas ici par probité. Priver ce peuple congolais à l’etranger de voter équivaut à priver toute une population à la dimension d’un pays de participer aux élections. Deuxièmement, quand vous étudiait le chiffre de transfers de fonds que ces congolais des USA envoient par les services de Western Union, vous verrez que les statistiques établissent juste pour pour l’année 2004, environs Neuf Million de Dollars US, transférés par les congolais des Etats-Unis vers la R.D. du Congo.

Priver ces gens qui contribuent à l’équilibre socio-économique du pays, le quel le gouvernement n’arrive pas à controller ; les priver de ne pas voter ! Pensez-vous vraiment que ces gens sont sérieux? Ces dirigeants savent que c’est grâce à cette diaspora que le peuple ne se soulève pas en partie. Si les congolais de l’extérieur arrétaient d’envoyer les fonds, je pense qu’on ne ferai même pas une semaine ; Il y aurait déjà soulevement dans tout le pays. Est-ce qu’ils sont serieux?

Congoboston: Ayant assumé les fonctions de conseiller diplomatique, d’ambasadeur du Congo et de conseiller du chef de l’état en matière de securite, vous connaissez sûrement l’importance de la Diaspora congolaise comme une voix non négligeable, un lobby nécessaire pour un Congo qui veut renaître. Que dites-vous, par cette occasion que nous vous offrons, à ces compatriotes de France, de Belgique,du Canada, des USA et de partout au monde?

Honore Ngbanda: Je crois que c’est une quéstion fondamentale. Aujourd’hui la responsabilité et le rôle que la Diaspora congolaise joue pour notre  pays est de loin plus important que ce que le congolais vivant au pays peut faire. Cela pour plusieurs raisons: Premièrement, il n’y a pas de libértés d’expréssion à l’interieur du pays; ils ne peuvent s’éxprimer librement. Soit on les élimine quand ils le font ou on les arrête. Mais, dans la Diaspora, il y a l’opportunité de parler librement; n’est fut-ce que parler. Deuxièmement, nous avons accès à la presse internationale. La preuve est que je vous recois-là; ce que je n’aurai pas pu faire si j’étais à Kinshasa. Voilà, j’accorde des interviews à la presse, je parle! Les gens me disent : « Rentre au pays… » Je leur dit que je ne viendrai pas maitenant, car tous reclament mon retour; ils veulent que je rentres au Congo afin qu’ils puissent me museller de l’interieur. Je dis que je dois continuer de parler de l’extérieur jusqu’à ce que le monde soit sensibilisé.

Parlant de la Diaspora, quelle a été la force du “pétit” Rwanda? C’est le Lobbying: pendant leur éxil, les rwandais ont du faire octroyer même des quotas de la République du Zaire dans les organismes de la communauté internationale. Grâce à leurs frères complices qui étaient au Congo ; ces rwandais ont reçu de bourses d’études zairoises, ce qui a ouvert d’opportunité de carrière après leurs études. Ils ont occupé des postes dans les organismes internationaux, tels que l’Organisation de l’Unité Africaine  et l’Organisation des Nations Unies…Tout cela au nom du Congo.

Concernant l’élite congolaise de la Diaspora, quand je suis allé en visite a Houston, dans le Texas, j’étais émerveillé de rencontrer les congolais qui travaillent dans les bases de lancement de fusées, à la NASA. Nous sommes partout, et moi je ne nous vois aujourd’hui comme des gens de Jerusalem; Une phase de ce qui est en train de se préparer pour notre pays. Car demain, quand nous allons recuperer notre pays, ce qui va encourager le tranfer de cette élite au pays... Mais le Congo sera une bombe économique pour l’Afrique! C’est sûrement de cela que certains dans la communauté internationale qui sont au courant redoutent ! Toutefois, c’est à nous qui devons prendre conscience et dire Non! On ne va pas s’arrêter dans cette bataille, nous devons nous mobiliser. A tous les Congolais: Vous êtes aux Etats-Unis, partout au Congrès et partout où vous pouvez aller, parler avec sérieux du problème du Congo. C’est pour cette raison que dès que j’ai appris que vous veniez de Boston pour ce travail, combien louable, j’ai annulé mes rendez-vous pour toute cette semaine… Nous sommes aujourd’hui Mardi, tous les rendez-vous, j’ai annulé jusqu’a Samedi. En tout cela, j’ai de engagements tellement sérieux, mais pour de raisons personnelles, l’unique rendez-vous que j’ai retenu est le vôtre.

Congoboston : Merçi pour cette disponibilité…

Honore Ngbanda: Vous avez pourqoui? Eh ben, parceque je comprends et je crois beaucoup dans le rôle que les jeunes, les personnes dynamiques comme vous pouvez jouer. Vous ne pouvez peut-être pas imaginer aujourd’hui l’importance du travail que vous faites…

Congoboston: De fois, ça fait peur [rires…]

Honore Ngbanda: Oui! Mais ça devait plutôt vous encourager, et nous devons tous nous engager et nous devons surtout nous encourager; c’est pour cette raison que quelques soient les raisons, j’ai tenu à vous accorder le temps qu’il faut pour vous permettre de jouer votre rôle. Car je considère que si je ne le fait pas, personne d’autre le fera à ma place… Je dois montrer l’exemple de leadership. 

Congoboston: En page 59 de votre livre, vous dites que vous étiez intimidé et ménacé dès l’annonce de publication de votre livre. Qui sont ces gens qui vous ont ménacé?

Honore Ngbanda: Eh, bien, ceux qui sont concérnés par ce livre. J’ai reçu de ménaces, mias j’ai decidé de ne pas en parler pour ne pas faire leur publicité. Donc, je vous dis que j’ai été menacé sérieusement, mais vous savez bien que mon livre le prouve, si je reproduit sous imprimérie la documentation interne de Kigali, ce que j’ai des oreilles la-bas. Et Kagame a mis à prix ma tête quand le livre est sorti. Il dit qu’il faut par tous les moyens eliminer cet homme car c’est un danger. C’est pour cela qu’étant aussi un « vieux loup », je m’organise et surout qu’il y a Dieu en haut qui protège; car ce que nous faisons est un droit legal; le pays, c’est Dieu qui nous l’a donné comme propriété. Quand on se bats pour son pays, c’est un combat legal que Dieu protége. Voila pourquoi je n’ai pas peur…Et d’alieurs que vaut la vie d’un homme? Ils peuvent m’atteindre, mais mes idées sont toujours-la. Il y aura toujours un deux ou trois jeunes personnes, après moi, qui vont se lever demain et dire: Non, c’est homme est mort mais nous allons poursuivre ce qu’il a fait. Ma vie n’a pas d’importance à ce point.

Congoboston: Votre livre parle du rôle que devrait jouer les serviteurs de Dieu (église) au Congo sur le plan de l’éducation et la conscientisation du peuple. Il y a un homme du clergé qui, à cause de ses idées et opinions politiques sur son pays, a trouvé la haine de beaucoup; il a été arrêté plusieurs fois, emprisonné… Il vient de trouver la mort au Congo dans des conditions que vous connaissez, sûrement. Etant ancien dirigeant, chrétien engagé aujourd’hui, que diriez-vous du pouvoir politique qui maltraite, ou à la limite, obstrue les activités des hommes de Dieu?

Honore Ngbanda: Je connais bien, Albert Lukusa qui fût un ami. Vous savez ma reponse pourait paraitre sadique, mais quand je vois ce qui est arrivé à mon frère et bien-aimé, Albert Lukusa que je connais personellent, quelque part je dis que le royaume de Dieu est proche. Car partout dans la bible, quand Dieu s’apprêtte à accomplir ses desseins, il permet aux rois du lieu d’endurcir leur coeurs. Ce sont-là de signes que leur coeurs sont durçis. Et si c’est le càs, je crois que biéntot Dieu va frapper et les confondre…Car la parole de Dieu les jugera. Ne Disait-Il pas à Moise: “Va liberer le peuple d’Israël de la main du Pharaon, mais voici j’ai endurci le coeur de Pharaon afin de faire éclater ma gloire”. C’est la chose qui va se passer chez nous.

Congoboston: Quel est le message emanant de votre combat, de vos idées à toute la population intellectuelle (les réfugiés, éxilés politiques, résidents de l’étranger, professeurs d’universités); Les congolais de la diaspora; je parle d’un message clair et net qu’ils peuvent saisir, parlant de surmonter le defi de la réconstruction de notre pays, car ils vont vous lire nombreux sur notre site?

Honore Ngbanda: Je vais leur dire ceci: “Qu’on soit croyant ou pas, la terre est un droit primaire de l’homme. Et dans la bible c’est le premier droit de l’homme” La première chose que Dieu a donné à l’homme c’est la terre. Quand il a formé la terre, il a prit l’homme et dit: Je te le donne! C’est cette terre que nous avons tous: Aussi riche, aussi beau, nous n’avons pas demandé à Dieu de nous la donner. C’est la grâce de Dieu; Donc nous ne pouvons pas negliger ce don de Dieu pour nous et notre postérité, car ça serait pecher, et demain Il nous posera la question…Cette terre que je vous ai donné, qu’est ce que vous en avez fait? Je crois que c’est à cela que nous devons chacun, de nous, repondre. Aujourd’hui, ce n’est pas le moment de dire celui est bon, celui-la est mauvais. Bien sur que ce temps doit venir, mais nous sommes devant une situation où bons ou mauvais, nous sommes tous ménacés par l’avenir de notre terre que l’étranger est en train de nous prendre. Il y a une urgence c’est d’arrêter nos jugements, de nous tourner tous ensemble contre cet ennemi commun, de nous serer la main et de recuperer notre térritoire.

Le deuxième message est de ne pas verser dans la xénophobie: Ce ne sont pas les peuples rwandais ou ougandais notre ennemi, mais ce sont plutôt leurs dirigeants civiles et militaries qui ont plannifié l’action et qui éxecutent aujoud’hui leur plan d’invasion du Congo. C’est à ceux-la qu’il faut s’attaquer. N’attaquons pas nos frères rwandais ou ougandais innoncents dans la rue. Nous sommes un grand peuple et nous avons neuf pays voisins directs à nos frontières, nous sommes condamnés au bon voisinage, au risque d’avoir neuf ennemis… Et on ne vivra jamais en paix avec cet état de chose. Mais nous avons la responsabilité de pas çeder un seul mètre-carré à nos voisins. Si nous le faisons même par faiblesse à l’un de nos voisins… Le suivant prendra aussi une partie par notre faiblesse, ainsi de suite et il ne restera rien.

Congoboston: La toute dernière a trait à Congoboston et ces nombreux lecteurs des Etats-Unis. Nous sommes là depuis 2001, et comme Network, nous avons encouragé et continuons de soutenir par le Networking les PME, associations humanitaires et autres initiatives congolaises. C’est le càs de CWANE, une association de femmes congolaises de New England qui a pu financer, par une collecte de fonds à Boston, la chirurgie génitale reconstructive appliquée par l’association humanitaire de medecins DOCS, au profit d’environs 30 femmes dans les hopitaux de Goma. Je parle de ça pour vous faire voir le genre de personnes à qui vous allez donner le message; des gens engagés et dynamiques pour leur pays.

Honoré Ngbanda : Je voudrai d’abord les feliciter. Parce qu’eux, au moins, bouillonnent, ils ont tenté et continuent à faire quelque chose. Contrairement aux autres qui vivent dans leur pétit coin et qui pensent que parce qu’ils sont loin de leur pays, que les difficultés dans leur pays ne les concernent pas. Je vais donc les feliciter pour cette prise de conscience. Je les encouragerai ensuite, de ne pas s’arrêter… A ceux qui sont chrétiens, je dis cette parole de Dieu qui dit : « Mieux vaut la fin d’une chose que son debut » Il faut aller jusqu'à la fin d’une chose, pousser l’action pour reussir le pari.

Je felicite et encourage votre travail, ainsi toute votre équipe de Congoboston qui est aux USA. J’ajouterai que ça ne servirai à rien de commencer et de s’arrêter. Car on enregistre que ceux qui arrivent dans la course et non ceux qui ont commencé. S’ils n’arrivent pas, ils ne seront pas inventoriés parmi ceux qui ont fait quelque chose.

Pour ceux qui sont chrétiens parmi vos lecteurs ils savent que cela leur sera compter dans le ciel aussi. Le seigneur dit que tout ce que vous aurez fait au plus pétit, c’est à moi que vous l’avez fait. Donc, il ne faut pas qu’ils se decouragent; qu’ils ne regardent pas à tout ce qui se passe et dire … ‘Mon action risque d’être comme une goutte d’eau dans l’océan’; Il n y aura jamais d’accomplissement quand on dit cela.

Dans ma langue maternelle, on dit que la térmitière est faite de grains de sable; chaque fournis emmene un grain de sable et chaque grain de sable, deposé sur un autre devient une térmitière. L’oeuvre (qui risque d’être vue comme une simple goutte d’eau), mais elle s’élargira quand les autres viennent s’ajouter. Nous devons tous tenir bon. Tous unis avec de gouttes d’eau, nous allons former des ruisseaux.

Congoboston: Vous avez fait allusion à la térmitière. Au fait, dans la langue Luba, Mutunda, veut dire Térmitière. Pendant que Katunda, mon nom de famille est un nom d’origine Luba, qui veut dire “Une pétite térmitière”. J’aime la tradition africaine bantoue car elle est riche en métaphores et proverbes de sagesse.

Fin de La 2ème Partie

Note finale de l’éditeur:

Ainsi sur cette note de conclusion, Je vous remercie beaucoup, son Excellence, pour le temps que vous nous avez accordé. Cette interview venant d’un homme d’etat non negligeable dans l’histoire du Congo, sera un sujet d’encouragement pour beaucoup, un sujet de débats d’opinion très houleux (ce qui est bon signe); un sujet de réflection pour d’autres, et une sonnerie d’alarme pour ceux qui rêvent encore. Sûrement, elle va, en créant un choc d’opinions, developper et orienter les idées, les opinions et actions de plusieurs parmi nos compatriotes; ceux là qui ont à coeur de voir un avenir meilleur pour le peuple congolais; ceux qui ont décidé de rélire l’histoire du Congo afin de comprendre l’actualité d’aujourd’hui et d’être préparés pour demain … Qui veut la Paix, disent les Latins, prépare la guerre (Si Vis Pacem, Para Bellum)

L’histoire du Congo (Ex-Zaire) a été tellement tronquée par l’étranger, pourqu’ elle soit mal connue des étrangers, pour qu’elle soit ignorée des congolais de l’étranger, et même plus fort,pour qu’ elle apparaisse comme un ‘tabou’ pour certains “faibles” parmi ceux qui dirigent et/ou "trahissent" le Congo (Ex-Zaire) Certains politiciens évitent même d’en parler ou d’y faire allusion pour liberer leur conscience… Mais que l’on ne se trompe pas, car après la version très médiatisée d'“Hotel Rwanda”, fruit de la campagne rwandaise, un film sur l’histoire du Congo-Zaire sera produit, grâce aux livres tels que ceux dont nous parlons aujourd’hui et aux multiples lobbys de vrais congolais qui naissent. 

De la même facon que le film "Lumumba" en Europe, nous parlerons, un jour, d'un film parlant de cette histoire sur le cinema d’Hollywood, ceci afin d’attenuer l’ignorance de peuples du monde entier qui ne lisent pas. C'est ma prière!!!

En conclusion de la deuxième partie de notre l’interview avec SE Honoré Ngbanda, nous tenons à remercier Mr. Christian Kongo de Roche-sur-yon (France), Mr Eric Raphy Kizozo de Paris (France), Honorable Mukadi de Maryland (USA), Mr Kale Kasonga et Mr Roland Tshiyoyo de Boston (USA) pour avoir facilité la réalisation de ce travail journalistique. Je viens de decouvrir que le travail de presse demande du courage, le patriotisme, et de la tolérance pour l’autre. L’activisme politique sincère pour la sauvegarde de droits et libértés de citoyens au niveau local est notre motivation; nous continuerons à lutter pour la justice et l’équité dans les alliances et relations internationales entre le Congo et les autres nations et organisations du monde. 

Tout le plaisir au sein de Congoboston étant pour vous servir, je n’oublie pas ici de rendre hommage à mon compagnon de travail, Mr Ange Mukadi, le webmaster et publisher de Congoboston.com; En effet, il a rendu ce travail de rédaction possible par son savoir-faire, son dévouement, usant ses talents et dons pour le bien de siens. Une fois de plus merçi, Ange, pour votre charactère et ténacité dans le travail.   

Cette interview est publiée sur le site Congoboston.com et reproduite par permission par le magazine l’AVANT-GARDE, un mensuel d'informations de Pointe-Noire en République du Congo.

Par Franklin Katunda

Editeur-en-chef de Congoboston

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