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L'éditeur
Franklin
Katunda
en
visite
à
Paris,
posait
les
questions
d'interview
(A
droite)
à
SE
Honoré
Ngbanda
(A
gauche
et
en
haut,
l'auteur
apposait
une
autographe
sur
l'un
de
ses
livres
Publiés).
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Les élements d’information discutés lors de cet entrétien sont basés sur son livre: “Les Crimes Organisés: Les Réseaux Rwandais et Occidentaux”, publié aux Editions Duboiris et “Ainsi Sonne Le Glas!: Les Derniers Jours du Maréchal Mobutu” aux Editions Gideppe. L’Editeur-en Chef Franklin Katunda de Congoboston en voyage dans le pays de l’Héxagone, est ici réçu pour plus d’une heure en la residence parisienne de l’auteur. Le tête-à-tête Honoré Ngbanda et Congoboston sur l’histoire du Congo s’est deroulé dans la détente et en présence de Mr. Eric Raphy Kizozo, son secrétaire administratif et Mr Christian Kongo qui a été notre assistant et guide de voyage en France.
Notre souci de créer un cadre d’échange d’opinions et d’idées positives, de partage de l’information et du dialogue pour les Congolais de la diaspora continue à faire son chémin, en se matérialisant de plus en plus de Boston à Los Angeles, de Raleigh en Virginie. Cette interview inaugure donc la prémière sortie de l’équipe de Congoboston vers la Diaspora congolaise de l’Europe. La rédaction vous recommende la lucidité d’ésprit et une analyse profonde du rapport de faits historiques
exposés dans ces ouvrages, des propos de l’auteur, lesquels sont basés sur la lecture de l’histoire,
son
invéstigation
sur
les faits inédits et sur l’actualité politique du Congo.
En tant qu’éditeur
de
votre
site
communautaire
et
vue
notre
mission, j’encourage les congolais
et
congolaises
à lire; je dis que si les belges ont écrit l’histoire du Congo, basée sur leurs invéstigations, leur propre version de faits, de fois loin de la realité congolaise, nous devons surtout accepter de lire, sans préjudices, les auteurs congolais qui écrivent leur propre histoire après l’avoir vécue. Les termes Zaire ou gouvernement zairois, utilisés par l’auteur ici désignent le Congo ou gouvernement congolais. Le terme Congo ou RDC désigne bien la République Démocratique du Congo, Ex-Zaire.
Nous vous proposons la prémière partie de l’interview de SE Ngbanda Nzambo Ko Atumba, ex-ambassadeur, homme d’état et écrivain congolais.
1ere Partie :
Congoboston: Son Excellence, la prémière quéstion que j’ai pour vous, pour le bésoin d’information, c’est de savoir qui êtes-vous en tant qu’homme politique et en tant qu’écrivain?
Honoré Ngbanda: En tant qu’homme politique, je crois que mon curriculum vitae est connu de tout le monde. J’ai été Conseiller diplomatique du chef de l’état, ambassadeur du Zaire en Israêl et ensuite j’ai été à la tête du service de sécurité et de renseignement du Zaire. J’ai ensuite occupé, successivement, les fonctions de Conseiller politique du Président de la République, Ministre de la
Défense dans trois cabinets du gouvernement zairois et enfin comme conseiller spécial du chef de l’état en matière de sécurité. Depuis la fin du regime du Président Mobutu, je me trouve en dehors du pays ou j’ai passé plus mon temps à me reorganiser et refléchir sur la marche du pays. Et c’est cela qui m’a conduit même à écrire deux livres; Comme écrivain, j’ai écris au total neuf livres de charactère spirituel ou biblique, si vous voulez, et quatre livres politiques. “Afrique: Démocratie piegée”, “La Transition au Zaire, Le Long Tunnel”, “Ainsi Sonne Le Glas: Les Derniers Jours du Maréchal Mobutu” et le tout dernier “Les Crimes organisés: Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux”.
Congoboston: Le préface de votre livre par Charles Onana indique en page sept, parlant du Congo stipule, que: “La communauté internationale voulait lui imposer ses critères (parlant de Laurent-Désiré Kabila). Or ces critères sont étrangers à ses priorités” Sachant que Kabila avait conquis le pouvoir avec les rwandais, que serez donc ces critères imposés par les occidentaux. Pouvez-vous nous en donner de details la-dessus?
Honoré Ngbanda: Je préfère parler plutot des conditions, des accords qu’ils avaient imposé à L-D. Kabila. Comme je l’ai dit dans mon livre, il faut remonter cette guerre à son origine. Ce n’est pas Kagame ou Museveni qui ont declenché la guerre d’eux-même, ils ne pouvaient pas le faire: Le Rwanda est un pétit pays. L’affaire parle de l’administration Bill Clinton en 1992. C’est lui qui définit une nouvelle politique américaine en Afrique, et dans son addresse au congrès américain, il a clairement dit que nous dévons nous tourner vers les richesses de l’Afrique pour pouvoir les controller, et ne plus les laisser simplement aux européens. Il ajoutéra que: “Nous dévons maintenant créer de nouveaux leaders en Afrique et nous defaire des anciens dictateurs…”
C’est là qu’il faut prendre le point de
départ. Ce même discours a été rélayé par Georges Moose, secrétaire aux finances et par le secrétaire d’état américain de l’époque. C’était quelque chose qu’ils n’ont plus caché et c’est bien à partir de ce moment que le choix de Mr Clinton est allé sur Mr. Museveni (Ouganda) pour faire de lui un nouveau leader; il ne s’en est pas caché. Et pour atteindre aussi son objéctif de controller les richesses, il avait bésoin d’autres alliés. Museveni va donc présenter Kagame; il enverra Kagame en formation aux Etats-Unis pour le préparer à prendre le pouvoir au Rwanda, et plustard pour réussir l’invasion du Zaire; de manière que sur le plan logistique militaire, les armes qui étaient en Somalie dans le cadre de l’opération de maintien de la paix ont été déplacés de la Somalie vers l’Ouganda, de là au Rwanda ; et enfin depuis le Rwanda, elles ont servi à envahir le Zaire.Tout cela a été bien plannifié; ce n’est pas quelque chose du hasard.
Mais quand ils ont donc commencé l’attaque contre le Zaire, souvenez-vous, on avait trouvé prétexte sur ce que l’on a appelé “la rebéllion des Banyamulenge”, lesquels se séraient soulevés et que le Rwanda sérait venu à leur resscousse. Plutard, quand ils ont trouvé que le prétexte des Banyamulenge n’était plus crédible sur le plan international; parceque rappellez-vous [pour les Congolais qui ne veulent pas lire l’histoire], s’ils la relisent ils verront qu’au debut le Rwanda comme l’Ouganda avaient nié systématiquement devant le monde entier qu’ils n’étaient pas impliqués. Dans mon livre “Ainsi Sonne le Glas…” je sors même la copie d’une lettre du secrétaire d’état américain qui demande au Rwanda et au Burundi de se retirer du térritoire congolais.
C’est alors que pour couvrir l’invasion du Congo, ils se sont dits de choisir
"une marionnette congolaise" pour donner l’impréssion d’une rébellion ou d’une guerre civile. Alors Le Rwanda, l’Ouganda et les les américains se choisiriont Laurent-Désiré Kabila. Ce dernier n’avait même pas un seul soldat avec lui quand il habitait en Ouganda. J’ai été, moi, et avant la guerre, rencontrer Mr. Museveni personnellement. Donc quand j’en parles, je n’ai pas bésoin de papiers parceque je l’ai vécu: Je suis allé voir Museveni pour lui dire que: « Nous avons appris que vous voulez mobiliser les forces et utiliser Laurent-Désiré Kabila ». Il dira : « Vous le savez, et si vos services l’ont localisé, vous connaissez sûrement l’addresse; c’est un pauvre traffiquant …il n’est pas dangereux pour vous ! Ca s’est passé avant la guerre, et nous étions alertés de tous ces préparatifs.
Pendant que la guerre éclate, efféctivement, et avec l’accord des américains, ils ont pris Laurent-Désiré Kabila. Ils lui ont dit: “Nous vous emmenons au pouvoir; on va chasser Mobutu !” Mais au pouvoir, le Rwanda comme l’Ouganda lui ont demandé de leur çéder une bande de 300 km à l’intérieur de notre
frontière
Est. C’est donc dans les accords de l’Emera. Par contre, les américains, plus particulièrement, les lobby financiers américains, pour être plus précis, avaient signé avec L-D Kabila des accords pour qu’il leur çède les mines de Lubumbashi. La preuve, vous vous rappellerez, c’est que quand Kabila était encore à Lubumbashi, n’étant même pas chef de l’état ; il n’était encore qu’un chef de rebéllion, les firmes américaines d’Arkansas, proches de Bill Clinton avaient déjà signé avec lui des accords pour éxploiter les gisements du cuivre et de l’uranium. Mais quand L-D. Kabila est arrivé au pouvoir, il a denoncé ces accords sur les mines du Katanga et il les a plutôt donner la primeur d’éxploitation au président du Zimbabwe; c’est alors qu’il y a eu divorce et c’est là qu’il avait signé son arrêt de mort. Et puis de même, sous les préssions de congolais, il se rendait compte que s’il ne se dessaisissait pas de cet accord, il allait avoir de problèmes avec le peuple congolais et surtout la population kinoise. Il a aussi voulu rompre les accords de l’Emera avec ces maîtres qui l’ont placé au pouvoir. C’est donc ça qui nous a crée la guerre civile ; ils ont donc orchestré des attaques déguisées sous forme de rébellion, mais lesquelles n’étaient pas une rebéllion en fait.
Congoboston: A la page 13, vous citez la
congréssiste Cynthia Mckinney, démocrate de Georgie, qui disait: “Nous prononçons un jugement sur l’héritage Clinton et de mettre à jour ce que Madeleine Albright et son équipe de politique étrangère ont exactement fait dans la region des Grands Lacs”. Rappellant l’histoire elle a parlé de la responsabilité de services de renseignement américain et belge dans le complot d’assassinat du premier ministre congolais démocratiquement élu P.E. Lumumba ». Mais, le gouvernement américain a toujours déclaré en sa majorité que les Etats-Unis ne sont pas totalement impliqué dans la crise qui affecte le Congo à ce jour. Que dire?
Honoré Ngbanda: Eh bien, Il y a une part de vérité dans ce qu’ils disent. Néanmoins, ils n’ont pas tout dit. Quand ils ont formé Kagame et son équipe aux Etats-Unis, ce n’était pas la Belgique qui l’a faite? Pour deplacer les armes comme je viens de vous lire de la Somalie en Ouganda (Ils les ont entreposé dans l’île du Lac Victoria). Nous avons tous les details. Ils avaient deplacé ces armes vers le Rwanda pour attaquer le Zaire, ce n’était pas la Belgique qui l’a fait; ce sont eux…Ils ont été directement impliqués dans la guerre. Je vais vous donner un detail politique: puisqu’ils disent souvent qu’ils n’ont jamais été impliqué…
Moi qui vous parle, conseiller spécial du président Mobutu; pour negocier la solution à la guerre de 1996, j’étais en Afrique du Sud;
Assis entre le président de l’Afrique du Sud, Mr Nelson Mandela et son vice-président, Mr Thabu
Mbeki.
Qui était assis en face de moi pour negocier? Ce n’étaient pas les belges, ni Laurent-Désiré Kabila! J’avais en face de moi les officiels américains: Mr. George Moose, sous-secrétaire d’état américain aux affaires africaines, Suzanne Rice qui allait être son successeur dans les mois qui vennaient. C’était avec les deux-là que nous avions pu negocier toutes les conditions de paix suite à la guerre au Zaire pendant une semaine, et en présence du président Mandela et du vice-président… Etant donné qu’il y ait ces faits historiques, posez-leur la quéstion s’ils ne sont jamais impliqués… Comment se fait-il que pour négocier, nous n’ayons pas vu aucun autre intermediare Belge, ni Anglais à la table?
Congoboston: C’est surtout l’opinion éxprimée par le parti
républicain au pouvoir…
Honoré Ngbanda: Néanmoins, que font-ils de la continuité du pouvoir de l’état. Je comprends que ce n’était pas eux qui étaient au pouvoir mais plutot Mr. Clinton. Mais il representait le gouvernement americain? On ne va pas me dire que parceque ceux-ci étaient démocrates, que cela n’engage pas leur pays, car ils étaient présents en tant que gouvernement américain.
Congoboston: Plusieurs rapport signalent le massacre des rwandais en 1997 au Congo. A l’exemple des rapports du haut-fonctionaires de l’ONU: Mr. Roberton Garreton et Emma
Bonino,
cités dans votre livre; Ils parlent tous
du
massacre des Hutus sur le térritoire du Congo. Est-ce ces rapports n’appuient ils pas la raison pour la quelle Kagame parlait de sa crainte et de sa méfiance, doutant de la sincérité du gouvernement congolais?
Honoré Ngbanda: Vraiment, Il ne faut pas confondre les choses. Le massacres ont eu lieu quand et comment? Je vais expliquer cela clairement: Il y a eu le génocide au Rwanda en 1994, et suite à ce génocide, nous avons accueillis deux-millions de refugiés Hutu-Rwandais qui se sont enfouis vers la République Démocratique du Congo. Et dans mon livre “Ainsi Sonne le Glas” [ je vous en donnerai une copie si vous ne l’avez pas], j’ai consacré tout un chapitre là-dessus. Quand ces refugiés sont donc venus, nous avions soupconés que c’était dans le plan de Kagame et des américains, voulant profiter de la présence de ces refugiés au Zaire pour justifier l’invasion du térritoire du Zaire par ses hommes.
Nous nous sommes battus ‘Becs et ongles’ dehors pour rammener tous ces refugiés au Rwanda; l’ancien président des Etats-Unis, Mr Jimmy Carter, lequel a travaillé ensemble avec moi et le président Mobutu pendant deux ans; Nous nous sommes battus pour essayer de convaincre la communauté internationale de travailler dans le sens de rammener ces gens au Rwanda. Mr. Kagame a compliqué toutes les tractations que nous avions enterprises car il ne voulait pas du retour des refugiés rwandais au Rwanda pour deux raisions: D’abord, le retour des Hutus au Rwanda allait créer un problème interne et de deux, selon son “plan” de l’invasion du Zaire, il fallait cette présence, se basant sur le prétexte disant: “On nous attaque (au Rwanda)…
Nous allons les attaquer chez eux!” Mais quand ils
ont
attaqué,
ils
l'ont
fait
avec l’aide des américains, les erythréens et les Angolais (car il y avait sept pays engagés dans la guerre au
congo). Vous les trouverez cités dans le livre “Ainsi Sonne Le Glas”).
Quand ils sont passés à l’offensive au Zaire, et j’en parle dans mon dernier livre, les Etats-Unis au sein des Nations-Unies, avaient contribué pour appuyer la résolution d’envoyer la force
de
l'ONU
d’interposition à Goma afin de proteger les
réfugiés; Kagame
avait compris que le deploiement de forces d’interposition allait neutraliser son opération visant à déstabiliser Mobutu. Ce que je vous dit, Mr. Daniel Simpson, ambassadeur des Etats-Unis en fonction à Kinshasa, l’avait reconnu publiquement dans une émission diffusée, dans la quelle il a declaré: “Nous étions conscients que le deploiement des forces d’interposition allait proteger les réfugiés, mais nous savions aussi que ça allait proteger Mobutu, sachant que les Français allaient proteger Mobutu; Donc nous avons ordonner le bombardement des camps de réfugiés»
Et j’arrive maintenant à ce que je dis qu’on a bombardé ces camps pour éviter ce déploiment de forces d’interposition, mon frère, c’est un acte criminel que d’ordonner le bombardement des concentrations de civils, non pas pour resoudre un problème quelconque mais pour pérpétuer une opération d’invasion. Quand les réfugiés se sont enfouis de camps à l’interieur de forêts congolaises. Kagame, avec en tête de son armée, James Kabarebe, ont pourchassé ces gens, non pas seulement dans les forets de l’Est, mais aussi les ont poursuivis pendant une année dans les
forêts équatoriales dans la région de l’Equateur (precisement à Mbandaka),
où plusieurs ont été massacrés et leurs corps jetés dans les puits populaires. Lorsque l’ONU a envoyé une mission de contrôle au Congo, Laurent-Désiré Kabila, allié du rwandais Kagame à l’époque, a mené une opération à Mbandaka pour bloquer la mission de l’ONU à Kinshasa afin de gagner du temps necéssaire pour vider les fosses communes et deverser les ossements des massacrés dans le fleuve Congo. Vous vous rappeller de cela dans les informations difusées à l’époque…
Donc ce n’est pas un problème de mauvaise foi du gouvernement congolais vis-à-vis du Rwanda.
Congoboston: En page 18 de votre livre, vous parlez de six ans d’enquêtes dans la region des Grands Lacs (nous venons d’en parler), les massacres, les dissimulations et autres actes criminels commis en térritoire congolais et contre le peuple innoncent du Congo…
Pourquoi ne pas faire comme les lobby rwandais dans le monde font. On voit Mr. Kagame venir dans les villes américains pour animer des conférences de presse et académiques dans les universités? L’élite
intéllectuelle
univérsitaire forme une opinion politique très prépondérante aux Etats-Unis, laquelle à son tour, influence les media et les décideurs de la politique américaine…
A quand une conférence “vérité” pour donner une version qui contrédirait Kagame devant le monde des étudiants et la presse des USA sur ce qui s’est réelement passé en RDC?
Honoré Ngbanda: Je crois que vous avez tout à fait raison de dire cela, et j’en profite pour dire que la faiblesse de l’élite congolaise c’est le manque de communication. Elle communique très mal, pour dire qu’elle ne communique même pas du tout. La situation de la RDC, personne ne connaits la vérité au pays comme à l’etranger, et les gens vivent avec les idées reçues de la campagne de presse rwandaise…Et quand une voix s’élève et qu’ils trouvent que c’est tout à fait contraire à l’information inculquée, ils la combattent (cette voix). C’est le combat que je menes à ce jour. Le livre que j’ai écrit “Les Crimes Organisés…” J’ai voulu l’écrire avec des preuves et je crois qu’avec votre obsérvation pértinente, cela rejoint ce que j’ai plannifié quand à mon programme de venir, par la grâce de Dieu, aux Etats-Unis avant la fin de l’année 2005. Je vais faire une tournée de deux ou trois semaines dans les universités, devant les chaines de télévisions, et j’aurai de conférences publiques. C’est une lacune! Il faut le reconnaître et nous devons la combler plus rapidement.
Congoboston: L’opinion publique vous voit très reservé. Ils ne savent pas ce que vous faites. Vous écrivez certes, mais vous n’êtes pas actif politiquement à ce jour. C’est aussi l’attitude de certains politiciens de l’opposition politique « non-armée », lesquels ne sont impliqués non plus dans le processus de la
transition politique et des élections en RDC. Ne-vous reprochez vous pas de rester
trop
reservé si longtemps?
Honoré Ngbanda: Non! Ce n’est pas se reserver, c’est un refus! Je refuse de m’engager dans la dynamique de la communauté internationale dans mon pays, le Congo car je sais...pas j’estimes [je suis un homme politique et je pèse bien mes mots]. Je sais que la communauté internationale est complice de ce qui se passe dans mon pays, le Congo. J’ai simplement un pétit detail pour vous dire ceci: L’accord Global Inclusif que l’on a signé à Pretoria…Qui étaient assis autour dela table? La composante Gouvernement, les composantes bélligérantes MLC et RCD et l’opposition politique, et cette dernière est juste une figuration, car en fait les négotiations se sont passées entre les trois forces bélligérantes en
conflit.
Ces trois forces bélligérantes…qui les ont creées? Un gouvernement placé au pouvoir à Kinshasa avec l’aide du Rwanda et l’Ouganda. Le RCD…qui l’a creé? Ce n’est pas un congolais! Trouvez-moi un seul congolais qui peut lever son doigts pour dire: « Je suis le fondateur du RCD? » C’est l’oeuvre de Kagame! Le MLC, c’est l’oeuvre de Museveni! Donc une fois plus, ces même gens qui ont placé les uns au pouvoir, comme nous l’avons dit tout à l’heure, puisqu’il y a eu mésantente, ont creé deux autres « aggréssions » qu’ils ont baptisées de “rébellions” (A l’image de ce qu’ils avaient fait avec l’AFDL) D’ou à ce jour, la continuité de l’AFDL (et ses alliés) reste l’émmanation du Rwanda et de l’Ouganda; le MLC c’est une création de l’Ouganda et le RCD reste un produit du Rwanda!
Nulle part on trouve un leader Congolais pour gérer ce problème…
L’Accord Global Inclusif: Qu’est-ce à dire? On s’addrèsse à l’aggrésseur et ceux qui sont le produit du travail du même aggrésseur et on leur dit: “Entendez-vous et partagez le gateau!” C’est ce qui se passe jusqu’à ce jour! Voila pourquoi, je dis qu’avec ce gouvernement et cette transition, nous ne trouverons aucunne solution! Je prie Dieu que je me trompes! Mais on ne trouvera pas de solution parceque ces gens sont là pour parachever l’oeuvre de l’occupation de notre pays et l’annéxion de la region Est du Congo au Rwanda et a l’Ouganda…C’est ça la realité sur notre pays!
Congoboston: Sept ans après le régime défaillant de Mobutu, les “autoproclamés” leaders au Congo, comme vous les appellez dans votre livre, n’ont rien fait! Parlant de vous-même, allez-vous continuer de ne pas s’ingerer dans la recherche de solutions au Congo, ou êtes-vous en train de vous preparer pour une candidature dans un futur proche?
Honoré Ngbanda: C’est certain que je vais courrir pour une candidature dans le futur, mais pour l’instant, mon combat immédiat, c’est de dire aux congolais: Nous n’avons pas le temps de nous battre entre nous, congolais; qu’il y a un danger ! Aujourd’hui, c’est l’étranger qui occupe notre pays, militairement, politiquement car ils sont dans l’appareil politique qui gouverne le Congo. Aussi, économiquement, avec la mise en place faite actuellement au niveau des enterprises-clefs, l’économie du Congo est entre les mains des rwandais! Mon combat c’est quoi? Je dis aux congolais, reveillons-nous et organisons-nous face à ce defi à relever! C’est la raison pour la quelle nous conjuguons nos éfforts avec d’autres patriotes au sein de l’Alliance des Patriotes pour la Reconstruction du Congo, en sigle APARECO, afin que tous: partis politiques, associations de la société civile et les mouvements de défense de libértés du citoyen nous puissions nous regrouper, que notre objéctif premier soit d’abord d’arrêter ce plan, ce complot que je dénonces dans ce livre. Sinon, si ce complot n’est pas arrêté, nous manquerons notre Congo demain.
Congoboston: Est-ce l’APARECO un parti politique en devenir?
Honoré Ngbanda: Ce n’est pas un parti
politique; c’est une alliance de tous les patriotes, quelsqu’ils soient… Elle est composée d’animateurs de partis politiques, d’associations humanitaires ou a but privé…Tous ceux qui sont
Congolais
sont
les
bienvenus. Nous nous sommes tous rapprochés dans ce cadre car nous sommes conscients que
"l’ennemi" a comploté contre notre pays; que l’on est en train de faire main basse sur les richesses de notre pays. A ce jour, toute la region de l’Est du pays est occupée par les Rwandais et les Ougandais; toutes les milices dont on
a
parlé à Goma comme à l’Ituri sont instrumentalisées à partir de Kigali et Kampala; Alors je dis que les vrais congolais se reveillent!!! Battons-nous d’abord pour qu’au niveau de la communauté internationale, nous puissions les obliger à pouvoir réellement nous aider
à
recuperer notre pays des mains de l’aggresseur.
Une fois que cela est fait, je serai parmi ceux qui poseront
leurs candidatures. Mais, je trouve malsain de dire que je suis candidat président de la
république
quand
le pays n’est pas libre.
Quand bien même vous êtes élu président, vous serez dirigeant d’un pays qui n’est souverain... Je ne me vois pas, moi
Honoré
Ngbanda, être candidat à la présidence d’un pays soumis, mais plutot
je
le
souhaiterai
pour
un
pays
souvérain. Donc, d’abord la souverainété, l’integrité térritoriale, la paix et la sécurité
au
Congo… Et
on
pourra
donc
aller
vers les élections. C’est cela mon schema!
(
A
Suivre
...)
FIN de la 1ère PARTIE.
Le
Livre
sera
en
vente
sur
place
à
Boston
(USA)
dans
les
jours
à
venir.
Bonne
lecture
et
à très biéntot!
Note de
Congoboston
par
l'Editeur
Franklin
Katunda: Veuillez lire très biéntot la deuxième partie de cette interview. Les sujets abordés ont trait, bien entendu, aux livres de l’auteur, à l’actualité congolaise, aux élections congolaises de 2005-2006.
Sé Honoré Ngbanda parle du “piège” dans ce processus politique congolais, de la fraude et l’usage de faux découverts dans le processus de
recensement
au
Congo; il
dénonce le
réfus par le pouvoir d’organiser le vote dans les ambassades congolaises, de l’importance des
congolais
de
l'étranger
dans
le
processus
politique au Congo etc…
Propos d’interview enrengistrés
sur
place
à Paris, France
Par Franklin Katunda,
Editeur-en-chef de Congoboston
Envoyez
vos
réactions
à
Franklin@congoboston.com
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Tous
droits
reservés
2005 |