VOLUME 1 :
QUESTIONS
PAR
L’EDITEUR-EN-CHEF
FRANKLIN
KATUNDA
Franklin
Katunda :
Bonsoir M.Etienne
Tshisekedi.
Nous vous
souhaitons
la bienvenue
à Boston.
C’est un
honneur pour
nous de
jouir de
votre
disponibilité
de répondre
à nos
questions
pour le
compte du
website
Congoboston.
La première
question que
j’aimerais
vous poser
se rapporte
à l’histoire
du Congo. De
la table
Ronde de
Bruxelles à
la Loi
Fondamentale
jusqu’à
l’Accord de
Pretoria,
passant par
la
Conférence
Nationale
Souveraine.
Quel est
votre avis
comparant
tous ces
efforts que
les
Congolais consentent
depuis tout
ce temps
pour bâtir
leur pays, et
la derniere guerre civile qui
les paralysa?
Etienne
Tshisekedi :
Bonsoir M.
Katunda,
j’ai toujours
donné
l’exemple en
comparant le
Congo à un
enfant qui
naît ; il
est né le 30
juin 1960,
et comme
tout enfant
il a besoin
de grandir.
Et tous les
rendez-vous
que vous
venez de
citer sont,
comme vous
les appelez
si bien, les
efforts d’un
enfant qui
grandit et
qui essaye
de tout
faire pour
résoudre
tous les
défis qui se
présentent à
lui mais de
fois sans
succès.
Justement,
par ce que
nous
n’oublions
pas que
l’enfant est
mineur ; il
n’a pas
suffisamment
d’expériences…La
plupart de
ces efforts
échouent,
mais quand
même cela
lui fait
toujours
avancer en
quelque
chose et
cela ajoute
toujours à
la maturité
qui doit
être sienne
quand il
aura l’âge
de maturité.
Et je crois
que ce
moment d’âge
de maturité
44 ans après
l’indépendance,
c’est ce
moment-là
pendant
lequel la
majorité du
peuple
congolais
demande
maintenant
la
Démocratie.
Quand un
peuple
demande la
démocratie
c'est-à-dire
que le
régime est
le seul à
designer ses
propres
gouvernants
! C’est cela
que je dis
que ce
peuple a
atteint la
majorité…
voilà
pourquoi
tout ce que
nous avons
toujours
fait et que
vous venez
de citer:
tous ces
efforts, la
lutte que
UDPS a menée
contre les
dictatures
Mobutu,
Kabila le
père et
Kabila le
fils. Tout
cela fait
partie de
ces efforts
de
maturation
du peuple
congolais et
au moment où
nous parlons,
comme vous
le savez, le
peuple est
entrain de
se préparer
pour les
échéances
électorales
qui doivent
avoir lieu
au plus tard
le 30 juin
2005. A ce
moment là,
il pourra
être
autonome
comme un
enfant que
les parents
libèrent
parce qu’il
est arrivé à
l’âge de
majorité ;
il peut [le
peuple] donc
évoluer de
manière
autonome
dans la vie.
Voila
pourquoi il
y a d’abord
les échecs
dont nous
parlons,
mais aussi
il y a la
réussite
parce que,
une fois de
plus, la
réussite
aura lieu
avec les
échéances
électorales
qui viennent.
Franklin
Katunda : Ma deuxième
question est
tirée de
l’adresse de
l’UDPS du 29
juin 2004
sur
l’indépendance
du Congo, et
je vais
citer juste
une phrase;
"La date du
30 juin 1960
constitue un
grand jour
pour nous
congolais;
Le jour du
plus grand
rendez-vous
de la nation
congolaise
avec
l’histoire" Expliquez-nous
et surtout
aux
congolais de
la diaspora
des USA ce
que cela
veut dire…Le
grand jour
dont vous
êtes en
train de
parler,
lorsque nous
voyons que
notre pays
n’a pas
toujours
atteint
l’indépendance;
je parle ici
de
l’indépendance
politique et
économique
vis-à-vis de
l’extérieur
?
Etienne
Tshisekedi
: Oui, en fait
d’après moi.
C’est cela
justement le
rendez-vous
avec
l’histoire,
c’est cela
la naissance
parce que
n’oublions
pas qu’il
n’y avait
pas la
nation
congolaise
ou l’état
congolais
auparavant.
Nous étions,
le Congo
belge, une
colonie qui
était dirigé
par les
colons
belges pour
l’intérêt de
la Belgique.
Mais, cette
date du 30
juin 1960
est un grand
rendez-vous
de notre de
notre pays
avec
l’histoire,
parce que
c’est cette
date
justement,
comme je
viens de le
dire, qui
constitue la
naissance du
Congo comme
sujet du
droit
international
; donc c’est
un grand
rendez-vous.
Vous parlez
de
l’expérience,
c’est
exactement
ce que je
venais
d’expliquer
que le Congo
sans
expérience a
reçu cette
indépendance-là
; sans
expérience
politique
dans la
gestion d’un
état moderne
dans la
gestion. Il
a fallu
qu’il fasse
un
apprentissage,
avec tous
les efforts
dont nous
avons parlé
tout à
l’heure pour
réussir,
mais ça
n’allait pas
car il
n’avait pas
encore l’age
qu’il
fallait et
bientôt ces
efforts vont
être
couronnés
dans une
année par
les
élections.
En ce
moment-la,
je suis sure
que nous
aurons
établi un
état de
droit, et
nous aurons
toutes les
conditions
pour
démarrer
notre lutte
pour le
développement
et contre la
pauvreté.
Franklin
Katunda: Une
de citations
venant de ce
même message
disait : «
la diaspora
congolaise a
cessé d’être
un ramassis
d’apatrides
à la
recherche
d’un bonheur
introuvable,
elle se
révèle
aujourd’hui
comme une
force morale
et un lobby
non
négligeable
dans
l’intérêt de
la
reconstruction
de notre
Etat » Ici,
tout en
partageant
votre avis,
j’aimerais
illustrer ce
qui se passe
dans la
diaspora,
notamment
ici aux
Etats-Unis :
Il y a eu
trois
marches de
protestation
de Congolais
en espace
d’un mois, à
DC
Washington,
juste après
l’annonce
qu’il y
avait de
troubles au
Kivu et à
Kinshasa.
Les
Congolais
ont marché
vers la
maison
blanche, au
département
d’Etat, au
Capitole (Congrès)
pour
dénoncer
l’action
timide de la
communauté
internationale
au Congo,
parmi ces
congolais
nous étions
présents et
nous avions
adressé des
lettres
ouvertes aux
autorités
américaines
qui sont à
Washington.
Quelles sont
vos
impressions
là-dessus,
prenant
l’exemple de
ce qui s’est
passé à
Washington
DC ?
Etienne
Tshisekedi : Mais ce ne
sera pas que
des
impressions…
Vous venez
de
l’affirmer,
j’ai dit que
la diaspora
n’est plus «
un ramassis
d’apatrides
», mais cela
ne vient pas
de mes
impressions
ce que vous
avez fait
ici ; Ce que
vous avez
fait n’est
qu’une
illustration
de ce que
j’avais dit
quelques
jours avant
votre marche
que les
Congolais de
la diaspora
se joignent
aux
congolais au
pays pour
faire les
efforts dont
nous avons
parlé dès le
début, dans
l’élan de
croissance
pour pouvoir
affirmer
leur
personnalité
d’abord et
la
personnalité
du pays.
Donc encore
une fois, le
Congo
atteint son
âge majeur,
l’année
prochaine,
avec les
élections ;
En cela, y
compris les
efforts de
cette
diaspora
congolaise
qui se
joint, comme
je l’ai dit,
à la lutte
des
congolais de
l’intérieur
pour que
nous
puissions
ensemble
réussir
cette lutte
de la
majoration
de notre
pays
s’acheminant
vers les
échéances
électorales.
Donc si vous
voulez
souligner
là-dessus
qu’à
l’extérieur
comme à
l’intérieur,
les
Congolais
font tout ce
qu’il faut
pour que
nous
arrivions à
cette date.
Nos voulons
constituer
comme tout
le monde, un
Etat de
droit au
départ du
quel, et
avec
l’expérience
que nous
avons tous
de notre
croissance
pour mener
la lutte
avec
efficacité
contre la
pauvreté, la
lutte pour
le
développement.
Donc c’est
un hommage
que je rends
par-là aux
compatriotes
qui sont ici
à l’étranger.
Et par-là,
c’est aussi
un
encouragement
afin qu’ils
puissent
continuer,
qu’ils ne
laissent pas
tomber les
bras, qu’ils
ne puissent
pas se
laisser
gagner par
une vie
d’égoïsme ;
Se disant :
« … Moi je
suis bien
ici, chez
nous on
meurt de
faim… Je
n’ai pas
besoin de
tout cela ;
je forme
déjà ma
famille et
moi-même
suis déjà
casé quelque
part, nous
avons déjà
un salaire
assuré… ».
Non, les
Congolais de
la diaspora
doivent
penser
toujours en
leurs
responsabilités
vis-à-vis du
pays. C’est
donc un
hommage
particulier
que je leur
rends tous.
Franklin
Katunda : Quelle est
votre
opinion sur
les deux
candidats
démocrate et
républicain
américain et
comment
est-ce
qu’appréciez-vous
leurs
projets de
société
associés aux
futures
relations
avec le
Congo ?
S’ils
prenaient
aujourd’hui
le pouvoir,
les
démocrates,
pensez-vous
qu’il y ait
de bonnes
relations
bilatérales
entre le
Congo et les
USA après
les
élections au
Congo ?
Etienne
Tshisekedi : Oui, entant
que
démocrate,
je crois que
je dois
beaucoup de
respect au
choix du
peuple
américain.
Je n’ai pas
de
préférences
entre les
partis qu’il
soit
candidat
d’un parti
républicain
ou qu’il
soit du
parti
démocrate.
Cela n’est
pas mon
problème ;
mais le
problème est
que je
respecterai
le choix du
peuple
américain.
Parce que
quelque soit
la personne
sur la
quelle le
peuple
américain se
serait
exprimé, le
Congo devra
entretenir
les
meilleures
relations,
non
seulement
avec les
Etats-unis,
mais aussi
avec les
autres pays
du monde.
Tout le
monde sait
qu’avec
l’avènement
de la
mondialisation,
le monde est
devenu un
village ;
donc il
faudra que
toute bonne
diplomatie,
une
diplomatie
réaliste
fasse que
nous soyons
en très bons
termes avec
tous les
pays du
monde; ceux
dont les
relations
peuvent
aider notre
pays à
avancer.
Franklin
Katunda:
Merci bien…
Selon votre
« formule de
nationaliste
», vous avez
toujours
parlé du
fait que
notre pays a
été exploité
par les
étrangers et
certains de
biens pris
au pays
devraient
être
retournés au
Congo.
Pensez-vous
que le Congo
soit en
mesure de
récupérer
son trésor
qui est à
l’étranger ;
Les biens de
valeurs et
les sommes
d’argent que
certains
despotes de
l’époque,
avaient
laissé dans
les banques
européennes,
américaines.
Pensez-vous
que c’est
quelque
chose que
l’on puisse
réaliser, si
vous prenez
le pouvoir
aujourd’hui…
Et de telle
sorte que
nous
puissions
les remettre
tous au
trésor
public du
Congo ?
Etienne
Tshisekedi
: Absolument,
c’est un
devoir ! Il
y a deux
choses là-dedans
qu’il faut
voir: Il y
a d’abord de
biens
confisqués qui
tiennent des
biens du
pays,
notamment
l’argent, il
faut plutôt
que le
gouvernement
congolais
utilise le
droit
international
pour rentrer
en
possession
de tout ce
qui lui
avait été
volé ou
pillé. Nous
ferons de ce
droit
international
tout ce qui
est possible
d’être fait
pour cela.
Mais il y a
des biens
presque
impérissables
ça aussi
c’est en
menant,
comme je
viens de le
dire tout à
l’heure, une
bonne
diplomatie
avec tous
les pays du
monde par le
moyen de la
diplomatie
que l’on
peut
volontairement
récupérer
les biens.
En tout cas,
tous les
efforts
seront fait
d’un coté ou
de l’autre
pour que le
Congo puisse
rentrer en
possession
de ces
biens-là.
Franklin
Katunda
: La politique au
Congo
pendant et
avant la CNS
était
marquée d’un
mal qui a
bloqué trop
longtemps
notre pays;
« le
vagabondage
politique ».
Après la CNS
et l’arrivée
de Kabila,
la classe
politique
fait face à
une
rébellion
armée, et
tentatives
de se
rebeller
contre
l’unité
nationale.
Qu’entrevoyez-vous
pour le
futur?
Etienne
Tshisekedi : D’abord le
vagabondage
politique
fait partir
de
l’apprentissage
politique
dont je vous
aie parlé
tout à
l’heure.
Pour devenir
majeur, un
enfant va de
fois tomber
et se
remettre
debout pour
apprendre à
marcher
quand il est
bébé. La
période où
il trébuche
illustre
exactement
pour le
Congo cette
période de
vagabondage
politique.
Quand les
gens n’ont
pas encore
de culture
politique ;
ils
apprennent
tout dans
leurs
efforts
d’apprentissage
de la
démocratie,
l’apprentissage
de la
gestion de
l’intérêt
général du
pays. Il
faut
reconnaître
que toutes
ces notions
n’étaient
pas encore
dans les
têtes des
gens à l’âge
où nous
étions
jeunes. Je
crois aussi
qu’avec
l’avènement
de la
démocratie
et les
échéances
électorales
qui viennent,
les
Congolais
vont
s’acquitter
de ce devoir
de
solidifier
les
institutions
du
gouvernement.
La rébellion
pour moi
n’existera
plus. Il ne
faut plus
rêver par ce
que tout ce
qui est
arrivé au
pays s’est
fait d’abord
avec la
volonté de
congolais,
eux-mêmes,
et avec le
concours de
la
communauté
internationale.
On l’a fait
depuis 1999
au DIC, où
tous ces
efforts du
peuple
congolais et
de la
communauté
internationale
ont abouti à
ce que vous
connaissez :
l’Accord
Global et
Inclusif, et
l’élaboration
de la
Constitution
de la
Transition.
Il n’est pas
dit qu’après
tant
d’années de
guerre tout
rentrerait
dans l’ordre
directement.
Il y a
toujours des
opinions et
de tendances;
ce qui vous
donne
l’impression
que la
rébellion va
recommencer.
La rébellion
ne va plus
recommencer
parce que
tous les
éléments
essentiels
qui font
qu’elle ne
recommence
plus sont
réunis. Donc
je crois
qu’il y aura
plus rien
dans ce sens.
Parmi les
éléments
essentiels
des accords
qui
élimineraient
la rébellion,
vous devez
le savoir,
il y a aussi
la solution
proposée à
propos de la
nationalité
et le
problème de
nos
compatriotes
qu’on
appelle les
‘Banyamulenge’.
Mais il y a
comme
partout tout
au long de
nos
frontières…car
le Congo a
neuf pays
limitrophes
dans toutes
ces
frontières.
Il y a
toujours de
tribus ou
ethnies qui
sont
divisées,
une partie
dans un pays
et une autre
dans le pays
voisin. Mais
il y a comme
le même
problème
partout à
travers
toutes les
frontières,
parce que le
Congo a neuf
frontières
avec les
pays
limitrophes
ou voisins.
Et dans
toutes ces
frontières,
il y a
toujours de
tribus ou
ethnies qui
divisent un
pays. Chez
nous, c’est
exactement
ce phénomène
du Kivu : Il
y a des
individus
d’ethnie
Tutsi qui
sont au
Congo, et
dont le
Congo est
leur pays.
Ces
compatriotes,
il faut le
dire pour de
raisons qui
doivent
absolument
prendre fin,
ont eu
difficile à
se faire une
patrie parce
qu’ils ont
été contesté
par la
majorité de
l’opinion de
notre pays.
Cela est un
des facteurs
qui est à la
base de la
guerre qui
s’est passé
dans notre
pays. Comme
vous le
savez, le
RCD regroupe
ces
compatriotes-là
et il est
dirigé par
ces
compatriotes.
Je crois que
c’est ce que
les
négociateurs
aux accords
de Lusaka
ont compris
en 1998 ou
1999 quand
ils ont
décidé que
ces
compatriotes
sont
congolais!
Et on a
prévu qu’ils
prennent
part aux
réunions;
d’abord ils
étaient
présents à
Lusaka, pour
négocier des
accords. Et
on a prévu
qu’ils
seront
partis
prenants au
dialogue
inter
congolais.
Au moment où
nous parlons,
il y a un
‘Munyamulenge’
qui est un
des quatre
vice-présidents
de la
république
donc par
conséquent
les
congolais
ont eu la
sagesse de
mettre fin à
ce problème.
1.
Reconnaître
la
nationalité
congolaise à
ces
compatriotes
c’est un
facteur qui
était à la
base de
difficultés
de guerre ou
de rébellion
que nous
avons connue.
Franklin
Katunda : Le chapitre six
du livre «
Le Congo, de
Léopold II à
Kabila »
écrit par
l’historien
Zongola,
professeur à
Washington
DC retrace
la lutte
contre la
dictature de
Mobutu et le
règne de
terreur; on
y parle du
massacre de
creuseurs de
diamants de
Katekelay en
1979, le
massacre des
étudiants
sur le
campus de
Lubumbashi
en 1990,
celui des
chrétiens
marcheurs
pour
réclamer la
réouverture
de la CNS.
Pensez-vous
que tous ces
événements
aient aidé
aujourd’hui
à ce que
l’opposition
puisse
gagner et
ramener la
paix au
Congo. Si
oui, quelles
sont les
voies et
moyens que
vous
entrevoyez
en tant que
leader de
l’opposition
pour
véhiculer
cette
information
à
l’extérieur.
A titre
d’exemple,
nous avons
vu Nelson
Mandela
s’adresser
aux
universitaires
à Harvard et
dans
d’autres
universités.
Allez-vous
vous
investir
dans cette
même mission
d’animer des
conférences
académiques
dans les
universités
américaines
et
Européennes
pour
informer le
large public
de ce qui
s’était
vraiment
passé au
Congo
pendant tout
ce temps?
Etienne
Tshisekedi
: Oui, vous
devez déjà
savoir que tout cela fait
toujours
parti, comme
je vous l’ai
dit tout à
l’heure, des
éléments qui
ont permis à
l’enfant
naissant de
croître, de
grandir
jusqu'à son
age de
maturité ;
donc il n’y
a pas
quelque
chose de
nouveau là-dedans.
Mais je vous
dis que mon
travail est
tel que nous
avons
atteint une
étape vers
l’Etat de
droit. Je
dirais
d’abord
qu’au moment
où nous
parlons je
suis déjà en
train de
commencer
les bribes
de
l’écriture
là-dessus
particulièrement,
m’attachant
à la lutte
que l’UDPS a
menée contre
la dictature.
Mais aussi
je ferai
dans la
mesure de
mes moyens
non pas pour
imiter
Mandela mais
pour être
efficace à
ma manière;
je ferais
aussi que
par des
conférences
que
j'animerai,
que tout le monde
puisse
mieux
connaître
notre pays.
C’est
d’ailleurs
dans ce
cadre-là que
je pense un
peu faire ce
que je
disais tout
à l’heure.
Il faudra
que nous
puissions
mener une
bonne
diplomatie;
c'est-à-dire
la
compréhension
mutuelle
afin que les
pays avec
les quels
nous allons
traiter
soient
favorables pour
notre
développement.
Donc, je
ferais tout
ce qui est
dans mes
possibilités
pour
informer le
plus de
monde
possible sur
le drame de
croissance
du Congo.
Franklin
Katunda
: Avez-vous
déjà pensé
à
renforcer
les branches
de votre
parti dans
la diaspora
des
Etats-Unis,
lequel
regroupe
beaucoup de
professionnels
qui peuvent
être
cadres de demain au
Congo? Nous
avons
l’exemple de
l’Israël,
l’Irlande,
et l’Italie
qui
utilisent
comme classe
politique et
leur
intelligentsia,
ceux venant
des
Etats-Unis
pour
accomplir de
grandes
choses.
Certains
dirigent
même à
partir d’ici
aux
Etats-Unis...
Etienne
Tshisekedi:
Il ne faut
pas voir les
choses de la
même manière
qu’on les
voit dans
l’autoritarisme
de l’Etat,
moi je crois
que le
problème de
la lutte
contre la
pauvreté que
nous allons
engager
demain,
c’est une
lutte de
tous les
Congolais où
qu’ils
soient; Ils
doivent être
conscients,
sachant que
les raisons
pour
lesquelles
ils avaient
fui le pays
n’existent
plus
maintenant.
Je crois
qu’un bon
congolais,
en bon
compatriote
doit se
faire le
devoir de
dire ‘Il
faut que je
revienne au
pays pour
apporter ma
pierre à
l’édification
de la
nation… Il
ne faudrait
pas qu’il
attende
comme si le
pays
appartenait
à
Tshisekedi.
Le leader de
l’UDPS ne
peut inviter
qui il veut
et comme il
veut. Non!
Ceci doit se
faire par
devoir de
citoyen, de
patriote
qu’un
congolais
qui a acquis
une
expérience à
l’extérieure
puisse se
sentir
obliger de
revenir au
pays pour
faire
bénéficier
de cette
expérience.
Franklin
Katunda :
Quand vous
gagnerez les
élections,
pensez-vous
qu’il y ait
une garantie
d’une
certaine
manière et
que les gens
seront attirés de
rentrer au
Congo?
Etienne
Tshisekedi
Mais c’est
cela l’Etat
de droit. Je
ne veux pas
donner plus
de garanties
que les
autres états
dans les
quels ils se
trouvent. Là,
nous allons
avoir
exactement
la même
forme d'états, parce
que ça sera
un état de
droits
attaché
au respect
de l'être
humain. Donc
il ne faut
pas quand
même qu’un
bon patriote
qui a ce qui
peut
bénéficier
son pays
exige plus
que cela.
Nous allons
remplir
toutes les
conditions
que
remplisse un
Etat moderne
par
conséquent
il n’y aura
pas d’excuse
pour que
quelqu’un ne
revienne pas
pour faire bénéficier
son pays de
l’expérience
acquise à
l’étranger.
Franklin
Katunda:
Un
mot, président,
sur
l’organisation
des
élections
prochaines
au Congo.
Dites-nous
qu’est-ce
que l’UDPS
compte tirer
de ces
élections et
comment
est-ce que
vous preparez
ces
élections?
Etienne
Tshisekedi
:
Pour l’UDPS, c’est ça
l’issue de
25 ans de
lutte,
l’issue
normale de
cette lutte
pour la
quelle il a
combattu. Ca
sera donc
les
élections
comme quand
nous étions
à la
rencontre
avec les
combattants,
les gens
m’ont
demande
pourquoi
j’ai laisse
passer
plusieurs
opportunités
de prendre
le pouvoir
et qu’est-ce
que l’UDPS
attend… trop
perdu de
temps.
Justement,
j’ai répondu
que l’UDPS
ne se
battait pas
pour le
pouvoir.
L’UDPS se
battait pour
qu’il y ait
la
démocratie
au Congo,
donc l’UDPS
ne peut pas
accéder au
pouvoir par
la fenêtre,
mais doit
l’acquérir
par la
grande
porte. Et la
grande porte
c’est
l’organisation
des
élections
libre,
démocratique
et
transparente,
donc ça sera
l’issue de
25 ans de
lutte, comme
nous sommes
certain de
notre
victoire,
alors
commencera
une autre
lutte contre
la pauvreté
pour le
développement.
Et si vous
suivez ce
qui se passe
dans le pays
de la
capitale a
Kinshasa
aujourd’hui
il y a plus
d’une
quarantaine
de chaînes
de
télévisions
et de radio
et vous
écouter
n’importe
qui un :
paysan ou
une maman
maraîchère
tout le
monde sait
qu’est-ce
que sont les
élections,
tous disent
que les
élections
doivent se
tenir a la
date prévu
c'est-à-dire
le 30 juin,
donc tout le
monde attend
ça c’est
l’exigence
majeure de
notre
peuple, et
nous sommes
très heureux
de pouvoir y
accéder.
Franklin
Katunda:
Vous croyez
que le
gouvernement
de
transition a
les moyens
d’organiser
ses
élections ?
Etienne
Tshisekedi
: Oui, de
toutes les
façons, ce
gouvernement
de
transition
est composé
de ceux qui
étaient à
Sun city,
qui ont
signé
l’accord
global
inclusif et
la
constitution
de la
transition.
Le texte prévoit
la durée de
deux ans et
dans ce même
texte il est
prévu une
prolongation
de deux fois
6 mois. Mais,
je dois vous
dire que
nous
prétendions
parler au
nom du
peuple à Sun
City, c’est
pourquoi
nous avions
prévu cela
or depuis
que le
peuple est
au courant
de cette
disposition,
il s’y
oppose
catégoriquement
; Et si
celui n’est
pas
d’accord, il
pourrait y
avoir un
referendum
là dessus.
Donc, le
peuple ne
veut pas de
prolongation;
le peuple
veut deux
ans de
transition -
point à la
ligne. Donc
les
pressions
que nous
faisons
maintenant
aux quelles
se joignent
les
pressions de
la
communauté
internationale
ont pour but
que le délai
de deux ans
soit
respecté,
c'est-à-dire
la date
butoir du 30 juin
2005, donc
le
gouvernement
devra se
débrouiller.
Ce n’est pas
notre
affaire
d’entrer
dans leurs
détails. Ils
doivent être
prêts à
cette date
de Juin
2005. Si
non, c’est
très
simplement
comme à
cette
date-là leur
mission va
terminer.
Alors on
verra quelle
disposition
prendre pour
organiser
les
élections au
pays ?
VOLUME 2 :
QUESTIONS
PAR
L’EDITEUR
CHRISTIAN
KANONGA
Christian
Kanonga : On
vous connaît
pour votre
longue lutte
pour la
démocratie
et
l’établissement
d’un état de
droit au
Congo. Alors
qu’aujourd’hui
le pays est
dirigé par
un
gouvernement
essentiellement
composé de
ceux qui ont
choisi les
armes comme
moyens pour
accéder au
pouvoir.
Comment
jugez-vous
le
gouvernement
de
transition
et le reste
des
institutions
de la
transition ?
Etienne
Tshisekedi
: Mais je suis
signataire
des accords
global et
inclusif.
Lequel
désigne les
animateurs
de la
transition.
Donc je suis
tout à fait
d’accord
qu’il
soit-là [le
gouvernement],
mais
seulement
connaissant
ce qu’ils
sont, je ne
me fais pas
d’illusion
sur leur
manière
d’avancer,
parce qu’ils
n’ont ni
culture
politique,
ni culture
démocratique,
ni
expérience
dans la
gestion. Par
conséquent
je comprends
les dégâts
qu’ils
comment jour
et nuit.
Mais peu
importe
comme je
viens de le
dire tout à
l’heure ils
sont soumis
aux
pressions
intérieure
et
extérieur,
en faite
toute cette
recréation,
doit se
terminer en
deux ans
avec
l’organisation
des
élections
libres,
transparentes
et
démocratiques,
c’est ce qui
m’intéresse.
Mais tout ce
qui a été
fait l’a été
avec
l’accord et
moi j’ai
signé cet
accord au
nom de mon
parti.
Christian
Kanonga
:
Avec le
problème de
l’armée qui
n’est pas
intégrée et
professionnalisée,
le niveau de
délabrement
des
infrastructures
de base, le
manque
d’éducation
et
d’instruction
sur les
mécanismes
d’un état
moderne et
démocratique.
Pensez-vous
toujours que
la
démocratie
soit la
solution
ultime pour
le Congo,
aujourd’hui
?
Etienne
Tshisekedi:
Comment pouvez-vous
me poser une
telle
question …
Il n’ y a
pas de
développement
sans la
démocratie.
La
démocratie
ne doit pas
être une
solution à
situation
donnée.
C’est le
processus
final de
tout état
dans la
mesure où
elle répond
au besoin
fondamental
de l’homme ;
lequel
suppose que
tous les
hommes sont
égaux devant
Dieu et même
dans leur
nature.
Personne n’à
droit en
situation
normale de
soumettre
les autres à
sa loi.
C’est pour
cela qu’il y
a la
démocratie.
Et celui qui
doit
l’exercer
doit le
faire parce
qu’il a été
élu pour un
mandat
déterminé,
donc on ne
peut dire
que la
démocratie
soit la
solution
ultime ou
pas. La
démocratie
est l’étape
finale après
que nous
étions dans
les
difficultés
de
croissance
de l’état
Congo qui
naissait en
30 Juin
1960. Il a
fallu un
temps et un
long
itinéraire
que nous
avons fait,
composé des
haut et des
bas, et
pendant les
quels il y a
eu la
dictature
qui a
profité du
sommeil ou
de la peur
du peuple
d’exiger
leurs droits
de l’homme.
Et avec le
temps, le
peuple a pu
se réveiller
sur la
houlette de
l’UDPS. Au
moment où
nous parlons
la
démocratie
doit être-là
et personne
ne peut
marchander
cette
démocratie.
Christian
Kanonga
:
Vous avez
annoncé
votre
candidature
à la
présidence
de la
république.
Comment
jugez-vous
les autres
présidentiables
déclarés ou
non
déclarés. Et
quels sont
les qualités
et avantages
que vous
possédez
personnellement
qui vous
placeraient
en meilleure
position
pour diriger
le Congo ?
Etienne
Tshisekedi :
Non, d’abord
je ne me
prononcerais
jamais sur
les autres
candidats
congolais,
s’il y en a
…cela n’est
pas mon
travail. Et
pour
moi-même,
qualités ou
pas je
laisserai
cela au
peuple
Congolais
d’apprécier
(Rires…)
Christian
Kanonga : Aujourd’hui,
la sécurité
s’avère être
‘la priorité
des
priorités’,
si jamais
vous étiez
élu à la
magistrature
suprême.
Comment
allez-vous
vous y
prendre pour
garantir
l’intégrité
du
territoire
national, la
sécurité des
personnes et
de leurs
biens,
moderniser
et
professionnaliser
l’armée. Et
quel sera le
pourcentage
du budget
national que
le
gouvernement
que vous
allez former
aura à
allouer à la
sécurité
nationale ?
Etienne
Tshisekedi :
Bon, on ne
voit pas les
choses en
terme de
pourcentage,
ou les
chiffres… Ce
n’est pas ce
qui importe,
mais je
crois que
c’est déjà
dans le
projet de
société de
l’UDPS ; le
quel lutte
pour la
démocratie
et l’état de
droit. Je
crois que ce
mot Etat de
droit qui
résout tous
ces
problèmes.
Cela ne veut
pas dire que
quand on
aura l’état
de droit,
donc la
sécurité
sera
absolue,
totale… Ce
n’est pas du
tout cela,
il y a la
faiblesse
humaine, et
il y a
énormément
d’autres
intérêts en
jeux, mais
du fait que
c’est en
état de
droit, toute
violation du
droit sera
sanctionnée
par la loi,
c’est ce
qu’il faut
demander
d’un état de
droit… Il ne
faut pas
parler
d’avoir la
peur ou de
la
perfection
en ce qui
est de la
sécurité.
Christian
Kanonga
:
Vous vous
êtes engagé
dans la
politique
active
depuis plus
de 44 ans.
Vous avez,
sans doute,
eu
l’opportunité
de diriger
le pays,
ayant
travaillé
dans
différents
gouvernements
que le pays
a connu.
Quelles
sont, donc
au delà de
la lutte que
nous
connaissons
tous pour la
démocratie,
-quelles
sont les
réalisations
de Monsieur
Etienne
Tshisekedi
wa Mulumba
en politique
?
Etienne
Tshisekedi
: Je ne vais
pas étaler
tout cela et
en faire une
sorte de
bilan. Moi
je crois que
nous avons
passé une
période
d’apprentissage
ou nous
avons marché
reculons ou
on a commis
des erreurs
comme des
actes
positifs,
mais, cela fait
parti de
l’apprentissage,
l’important
est que mon
parti et moi
avons
contribué à
ce que notre
pays soit un
état normal.
Parce qu’on
ne doit pas
croire parce
que nous qui
avions lutté
pour ce
pays, nous
voulions
faire du
Congo un
état
extraordinaire,
non ! Nous
voulions
être
seulement un
état comme
partout dans
le monde.
Nous allons
avec le
niveau de la
technologie
que nous
avons, et
avec la
solidarité
internationale,
lutter
contre la
pauvreté et
mener le
travail du
développement
de notre
pays.
Christian
Kanonga :
Parlant de
votre parti
l’UDPS, vos
détracteurs
vous
accusent de
l’avoir
ethnicisé,
si je peu
utiliser ce
terme, et
ils disent
qu’il n y
aurait pas
de débats au
sein du
parti.
Comment
répondez-vous
à ces
allégations
?
Etienne
Tshisekedi
: C’est
difficile à
dire. Je
défie qui
que ce soit
de démontrer
par de cas
concrets ce
qu’ils
entendent
par
ethniciser.
Au moment où
je vous
parle, nous
sommes le
seul parti
qui couvre
l’ensemble
du
territoire
national. Et
si mon parti
et ma
personne
sommes
populaires,
ce n’est pas
parce que
tous les
congolais
depuis le
sein de
leurs mamans
sont de
l’UDPS comme par
le
MPR-Parti-Etat
[Rires...] mais tout
simplement
parce que
les gens ont
trouvé que
ce que j’ai
fait vaut la
peine d’être
loué. Et
cela je ne
peux que le
mettre au
compte de la
démocratie
et de la
liberté, il
n’y a pas de
limites sur
personne.
VOLUME 3 :
LA
TECHNOLOGIE
ET LE
DEVELOPEMENT
AU CONGO
Franklin
Katunda : Si
jamais tous
les cadres
qui évoluent
dans la
diaspora
décident de
rentrer pour
travailler
dans un
nouveau
gouvernement
issu des
élections…Que
feriez vous
pour pouvoir
leur doter
de la même
technologie
dont ils se
servent ici,
sur place au
Congo?
Etienne
Tshisekedi : D’abord
quand vous
dites cela,
je ne sais
pas si vous
avez voulu
dire qu’ils
veulent tous
travailler
dans le
gouvernement…
Franklin
Katunda :
Non, je
voulais dire
au pays en
général.
Etienne
Tshisekedi : Mais au
pays, c’est
ce que nous
souhaitons!
Je dis tout
simplement
qu’il ne
faut pas que
cela soit
perçu comme
un appel de
Tshisekedi,
comme si ces
gens étaient
des
étrangers
qui
reviendraient
travailler
comme
techniciens
dans leurs
propres
pays. C’est
pour cela
que je dis
qu’il y ait
le devoir
que
j’affirme
que nous
nous sommes
battus pour
que le Congo
connaisse le
progrès et
le
développement,
il ne faut
pas
présenter
les choses
comme s’il
faille des
conditions,
une fois que
l’on aura
établi
l’état de
droit, il
est du
devoir de
tout celui
qui aime le
pays de
revenir
investir au
pays. C’est
pourquoi je
parle du
patriotisme.
Il ne faut
pas que l’on
présente
tout cela
comme des
conditions
qu’il faut
remplir au
préalable.
Franklin
Katunda
:
Les investisseurs
étrangers
ont été
plusieurs
fois
effrayés par
le
déroulement
de la
situation
politique au
Congo au fil
des ans. Si
votre parti
gagne et que
vous alliez
au pouvoir,
croyez-vous
vraiment
amener la
confiance
auprès des
investisseurs
pour rentrer
au Congo?
Etienne
Tshisekedi
: Oui, parce
que je vous
ai dit et je
le répète
nous allons
mettre sur
pieds un
état de
droit comme
chez ces
investisseurs-là,
nous
n’aurons pas
moindres
conditions
pour
satisfaire
les
exigences
d’un
investisseur.
C’est la
première des
choses.
Deuxièmement,
je ne crois
pas que les
investisseurs
viennent
pour nos
beaux yeux ;
ils
recherchent
l’argent et
au Congo il
y a tout ce
que tout le
monde
recherche :
l’argent.
Au Congo il
y a tout ce
qu’on peut
chercher à
travers le
monde pour
faire de
l’argent.
Alors, le
Congo ne
fera qu’en
profiter
plus il fait
de l’argent
plus ils
créent [les
investisseurs]
des emplois,
et plus ils
participent
à
l’enrichissement
et au
développement
du pays.
Franklin
Katunda
: Président,
les lecteurs
de
Congoboston
ne savent
pas qui sont
les
dirigeants
de
l’UDPS/Boston.
Un mot de
votre part ?
Etienne
Tshisekedi : Mais
justement,
la
philosophie
fondamentale
de l’UDPS
est
qu’autant la
dictature a
chosifié le
congolais,
le rendant
pire qu’un
animal,
autant
l’UDPS veut
rendre le
congolais
responsable
et conscient
de son
devoir à
l’égard de
sa patrie.
Par
conséquent
l’UDPS ne
désigne
jamais dans
la politique
de son
implantation.
Le parti
compte plus
sur le sens
de
responsabilité
d’une seule
personne
acquise à
l’UDPS, et
qui
profitera
des ses
rencontres
interpersonnelles
avec les
autres
congolais
pour leur
parler de
l’adhésion à
l’UDPS. Une
fois qu’ils
sont une
bonne
quinzaine,
c’est cette
quinzaine
qui va
constituer
la section
ou la
cellule ici
de Boston.
Contrairement
à chez nous
où les
localités
constituent
les sous
cellules,
les
quartiers
sont des
cellules et
les communes
sont des
sections
ainsi de
suite. Alors
cette
section
pourra se
réunir en
assemblée
pour élire
son comité.
Tout ce
qu’ils
doivent
faire sera
d’établir un
Procès
verbal de
ces
élections et
d’adresser
une lettre
d’information
à la
direction
politique,
disant qu’à
Boston, nous
avons élu un
comité qui
se compose
de la
manière
suivante.
Contrairement
au MPR Parti
Etat, nous
faisons le
mouvement
inverse du
bas vers le
haut. Et
puis durant
la rencontre
de l’autre
fois, les
combattants
m’on dit
qu’ils sont
restés
longtemps
sans comité
et qu’après
moi, ils
doivent se
réunir pour
établir un
comité.
Alors, vous
comme moi
saurons la
composition
du comité.
Franklin
Katunda
:
Voila pour terminer,
Monsieur le
président,
vous êtes le
leader de
l’UDPS,
symbole de
l’opposition
radicale au
Congo, vous
êtes
défenseur du
droit de
l’homme et
des libertés
du citoyen
africain
noir. Nous
sommes très
émus de vous
poser ces
questions
pour le
compte de
nos lecteurs
à travers
l’Amérique,
l’Europe et
le monde
entier. Cela
constituera
les annales
de
l’histoire
du Congo
pour les
fils et
grands fils
du citoyen
congolais.
Nous vous
remercions
pour votre
temps. A
Congoboston,
nous ne
faisons pas
«
l’information
pour
l’information
», mais nous
essayons
d’être un
cercle de
réflexion
pour aider
ceux qui ont
quitté le
pays un peu
longtemps de
réfléchir
sur les
voies et
moyens à
apporter
assistance
de toute
forme
qu’elle soit
au pays.
Nous pensons
qu’une fois
que nous
avons
l’opportunité,
nous ne
manqueront
pas de
contacter
les
dirigeants
de votre
parti au
Congo et les
dirigeants
de cellule
de l’UDPS,
ici aux
Etats-Unis
pour une
information
quelconque.
Etienne
Tshisekedi
: Je remercie
Congoboston
et je vous
remercie,
personnellement,
entant que
communicateurs
dans la
diaspora
congolaise ;
Et je vous
encourage à
continuer
dans ce
travail qui
va mener le
peuple
congolais à
sa maturité.
Je vous
souhaite
beaucoup de
succès pour
l’avenir de
votre métier
le quel vous
avez choisi,
vous-même,
sans y avoir
un avantage
quelconque.
Cette
Interview a
été réalisée
par Franklin Katunda,
Editeur-en-chef et
par Christian Kanonga,
Editeur de
la page
politique.
(c) Tous
droits
strictement
reservés.
Congoboston,
Decembre
2004 |