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Congoboston,
far from being just a typical Press website, has
positioned itself as a community website |
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Our
goal is to network organizations and individuals
through media and technology. |
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Chief
-Editor Franklin Katunda
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Letter
to the editor
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Les faux-vrais journaux
des vrais faux
persécutés |
Les
éditeurs des journaux de
la république
démocratique du Congo (RDC),
sont inquiets.Ils ont
peur d'être accusés de
favoriser l'entrée
illégale des Congolais
en Europe. Ces derniers
temps, en effet, pour
obtenir le droit d'asile,
des clandestins
brandissent des coupures
de journaux, attestant
qu'ils sont pourchassés
pour leurs opinions
politiques
ou qu'ils ont été
emprisonnés sans procès.
Ces sans-papiers ne
manquent pas d'arguments.
Certains se disent
traqués parce qu'ils
sont nés d'un père tutsi
rwandais et d'une mère
luba congolaise. |
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D'autres
prétendent être
poursuivis par le régime
de Kabila parce qu'un
membre de leur tribu,
Katebe Katoto, dans le
sud du Katanga, a fait
alliance avec les ex-rebelles
congolais soutenus par
le Rwanda, dans l'est du
pays. A Kinshasa, depuis
plusieurs années déjà,
des journalistes peu
scrupuleux se font payer
par des candidats à
l'émigration pour écrire
des articles racontant
que ceux-ci sont menacés
par le régime en place,
afin de justifier une
demande d'asile
politique. Au Katanga,
les émigrés écrivent
eux-mêmes les articles
et les font passer pour
des informations
publiées par les
journaux. Editrice du
journal Esther, Maguy
Kikontwe estime que
l'absence de journaux en
ligne favorise les
contrefaçons. Selon elle,
"ce n'est pas possible
de pirater un journal
présent sur le web car
on peut se faire prendre
très vite". Diffusés
uniquement à Lubumbashi
[capitale du Katanga] et
à très peu d'exemplaires,
ces titres sont
introuvables à
l'extérieur, ce qui
facilite leur piratage. |
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Les
Occidentaux ne sont pas
dupes pour autant. Pour
vérifier l'authenticité
de ces articles, ils
interrogent souvent les
ONG de défense des
droits de l'homme. "L'Office
canadien des réfugiés, à
Montréal, au Canada,
nous a par exemple
récemment demandé si le
journal Le Lushois
existait bien à
Lubumbashi", témoigne
Dieudonné Been Masudi,
directeur exécutif du
Centre des droits de
l'homme de cette ville.
"Ils nous ont demandé de
leur trouver des
exemplaires du Lushois
datant de juillet 2003."
Outre les services
chargés des dossiers des
réfugiés, "les avocats
de certains clandestins
de Belgique et des
Etats-Unis, poursuit
Been Masudi, nous
contactent régulièrement
pour vérifier certaines
dépositions de leurs
clients. Même Amnesty
International nous a
écrit de Londres dans le
cadre d'une enquête sur
des demandeurs d'asile
congolais." Les
autorités des pays
européens sont de moins
en moins enclines à
ajouter foi à ces
prétendues preuves de
persécution. Articles de
complaisance ou
fabriqués de toutes
pièces ne convainquent
plus les organismes
chargés d'étudier les
dossiers des demandeurs
d'asile. Selon Jérôme
Camus, de la commission
de recours des réfugiés,
à Paris, le stratagème
est désormais bien connu.
Ces "preuves" ne
suffisent plus pour
obtenir l'asile
politique. Les éditeurs
katangais, eux, sont
embarrassés. L'éditeur
du Devoir, Jean-Pierre
Lenge, a reçu une lettre
d'un conseiller de
l'Immigration Advisory
Service, au Royaume-Uni,
l'interrogeant sur son
journal. "Reconnaissez-vous
en votre âme et
conscience, lui
demandait-il, avoir
publié en 2003 l'article
dont vous trouverez une
copie en annexe ?" Après
vérification, il a
constaté qu'il
s'agissait d'un faux. "Je
leur ai dit que ce
demandeur d'asile était
un escroc, poursuit cet
éditeur, car nous
n'avons jamais écrit
dans notre journal que
la vie de ce monsieur du
Nord-Kivu était en
danger." Noé Ngoy
Kikungula, éditeur du
Lushois, a connu à
plusieurs reprises la
même mésaventure. Depuis
le début de l'année, il
a été contacté par un
organisme basé à Genève
et par le ministère des
Affaires étrangères
belge. "Je n'ai pas
caché mon indignation et
j'ai dit haut et fort au
téléphone que mon
journal n'avait jamais
publié un article sur
ces clandestins qui
prétendent être en
insécurité en RDC." Face
à ces escroqueries dont
ils sont aussi les
victimes, les éditeurs,
désemparés, craignent de
se voir accusés de
complicité dans un "trafic
d'êtres humains", selon
les termes employés en
Europe. |
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