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Congoboston,
far from being just a typical Press website, has
positioned itself as a community website |
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Our
goal is to network organizations and individuals
through media and technology. |
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Chief
-Editor Franklin Katunda
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Letter
to the editor
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Congoboston reçoit
l’Artiste musicien
Gilbert Mulamba |
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Congoboston:
Congoboston a l’honneur
de vous presenter à
notre public depuis
Raleigh,
North Carolina où vous
habitez. Quel est votre
nom et parlez-nous de
vous?
Gilbert Mulamba:
Merci Bien Franklin. Je
repond au nom de Gilbert
Mulamba (beaucoup m’ont
connu sous le pseudonyme
de GIGI), je suis établi
dans la ville de
Raleigh, NC avec ma
famille: Sylvie, mon épouse, ma fille Jessye
(8 ans ½) ainsi que mon
fils Jeremy (5 ans).
L’Eternel a pérmis que
je puisse continuer à le
servir au sein de
l’équipe de Louange et
Adoration de Raleigh
International Church, dont le Pasteur a la
vision de rassembler et
d’atteindre toutes les
cultures representées
dans la ville.
Congoboston: Le
public se rappelle de
vous dans l’ entourage
de Boston. Veuillez nous
parler de votre séjour
passé ici a Boston?
Gilbert Mulamba:
Par où commencerai-je?
Je suis arrivé à Boston
en 1993 je pense, venant
de Philadelphie où je
venais de finir mon
diplôme de Maitrise en
Sciences. Une société de
la place m’avait fait
une excellente offre de
travail. J’ai donc
travaillé en son sein
jusqu’au jour de ma
prémière expérience de
lay-off. Mais il faut
dire que juste avant le
lay-off Dieu avait
pérmis que mon épouse
vienne me rejoindre,
venant de Kinshasa via
L’Angleterre; j’ai
compris plus tard que ma
présence dans cette
société n’etait qu’un
tremplin qui m’avais
permit d’entreprendre
des demarches
necessaires avec
l’immigration. Aussi
j’ai pu être en contact
avec un professeur de
Harvard Medical School
pour qui je travaillerai
jusqu’ au moment où nous
avons quitté Boston. Mon
passage dans cette
institution a, certes,
marqué ma carriere
actuelle et m’a pérmis
de comprendre l’origine
de certains des maux que
traverse cette nation
pourtant bénie.
Peut-etre que j’aurais
un jour le privilège
d’en parler en details.
Les souvenirs de Boston
sont très bons. Nos deux
enfants y sont nés, et
nous avons eu le
privilège de servir à La
Vie Abondante church,
sous le ministere du
Pasteur Jose Muzingu et
ensuite celui du Pasteur
Samuel Luboya. Nous
avons beaucoup appris de
ces deux serviteurs de
Dieu, au travers de
leurs enseignements.
Nous continuons a garder
un contact très
permanent avec eux. Nous
avons des amis à Boston,
frères et soeurs en
Christ, et c’est
toujours un plaisir pour
nous de les revoir tous.
Congoboston: Nous
venons d’apprendre que
vous preparez la sortie
de votre CD. Parlez-nous
de ce nouvel album,
ainsi que de votre
carriere musicale?
Gilbert Mulamba:
La reponse concernant
mon interêt à la musique
est une très longue
histoire. Mon père ayant
travaillé à Kisangani
comme cadre de
L’Université, nous
avions eu le privilège
d’habiter dans le
quartier des
professeurs. Notre
voisin, un vieux medecin
americain (Dr. Olson),
jouait souvent à son
piano le soir. Plusieurs
fois, j’étais dehors à
sa fenetre pour le
regarder jouer, jusqu’au
jour où sa femme me
donna la pérmission
d’entrer au salon pour
l’écouter. C’était à
l’age de 9 ans. Quand
son temps de retraite
etait arrive, il vint
demander a mon pere
d’acheter le piano comme
il repartait avec sa
famille pour les USA.
C’est ainsi que j’ai
commencé à apprendre
d’abord seul, puis avec
un tuteur qui était
d’origine camerounaise.
Je vais sauter plusieurs
étapes en disant aussi
que j’ai appris à jouer
à la guitare sur un
instrument que j’avais
moi-même fabriqué...Ah,
ahh… les fils de guitare
venaient des cables à
frein d’une mobylette!!!
Ah ahh…go figure!
Disent, les Americains…
A Kinshasa, j’ai d’abord
évolué dans le groupe
musical de la Jeunesse
de l’Eglise Protestante
Présbyterienne de
Kinshasa, puis à
L’église de la Borne une
étape importante de ma
vie spirituelle. J’y ai
produit, avec mon frère
et ami Mozart Mpia, la
premiere cassette de
musique instrumentale
que beaucoup de
congolais ont écoutée
vers les années 87-89.
Arrivé aux USA, j’ai été
musicien d’une grande
chorale de Gospel à
l’université. La suite
de l’histoire est
Boston, et enfin la
Caroline du Nord. Mais
je ne peux en quelques
mots brosser les
nombreux groupes,
chorales avec lesquels
j’ai fus membre, ou en
séssions
d’enregistrement au
studio et en concerts.
J’ai été exposé, dès mon
très jeune âge, à
differentes musiques: de
la musique classique de
Haendel, en passant par
le blues, le Jazz, la
musique sud-africaine,
cubaine, country,
reggae, toutes les
musiques traditionelles
de l’afrique centrale
(congolaise bien sùr).
Un peu comme Moïse,
j’avais plus tard
compris que cette
formation n’était pas
une peine perdue. Notre
musique a une influence
incroyable sur le
continent Africain. Nos
chansons de louange sont
chantées partout en
Afrique. Il est temps
que nous puissions aussi
éxposer le reste du
monde à notre musique.
Nous devons nous
considerer tous comme
missionnaires envoyés de
Dieu pour être des
témoins de sa Lumière
aux USA et au reste du
monde. Et la musique
demeure parmi les outils
de travail que nous
avons pour ce travail.
L’album est intitulé
Worship Expressions avec
comme chanson principale
l’une de mes
compositions intitulée
Trustin’Him. C’est un
album de musique
instrumentale, dans
laquelle j’ai fait
intervenir des harmonies
vocales dans plusieurs
morceaux. J’ai essayé
d’éxprimer les émotions
des chants par le piano
et aussi à la guitarre
classique, jouée dans
quelques morceaux. J’ai,
egalement, joué au
Likembe sur deux
morceaux. Dans ce CD,
les congolais
retrouvéront des chants
qui ont marqué la
musique congolaise
chrétienne et qui ont
transformé la vie de
beaucoup. J’ai fait
participer quelques
musiciens Américains et
d’autres nationalités.
Les enregistrements de
musique se sont
effectués dans mon
studio et dans celui de
Paul Tsasa (Sango
malamu) pour les parties
vocales. Le mixage s’est
effectué dans un studio
connu en Caroline
(Osceola Studios) par
Mr. Ian Schreier. Il est
l’auteur du mixage d’un
album de Blues qui a
reçu une Nomination aux
Grammys 2004.
Congoboston:
Quels sont vos
stratégies pour
présenter notre musique
et culture auprès
des peuples
du monde?
Gilbert Mulamba:
Comment présenter cette
musique aux autres
cultures? Mon approche
est simple: chez nous,
lorsque un enfant a ses
deux prémières dents, la
maman aime parfois
commencer à lui faire
goûter le repas des
adultes; elle peut
tremper son doigt dans
la sauce du poulet à la
mwamba, par exemple, et
faire gouter à l’enfant
pour qu’il s’habitue au
goût et à aimer le
poulet. Plus tard, ce
même enfant commencera à
broyer même les os du
poulet. J’essaie donc
d’injecter des sons, des
mélodies et des rythmes
de chez nous dans un
style de musique dans
lequel toutes les
cultures peuvent trouver
un element à reconnaitre
comme étant le leur.
Inversement, je prends
aussi des chants
d’adoration, connus ici
et dans le monde, et je
les joue sur un fond de
rythmes africains. Vous
retrouverez sur mon
nouveau CD, des chants
avec une influence de
Jazz, mais dont les
mélodies sont des
cantiques de louange de
chez nous. Enfin de
compte, lorsque nous
avons nos mains levées
vers les Cieux pour
adorer Dieu, il ne voit
que les paumes de nos
mains quelque soit notre
race d’origine. En
effet, les paumes de nos
mains ont la même
couleur. Derrière cette
façade qui nous unit
tous, chacun ammène sa
particularité culturelle
dans son adoration. Le
resultat est que le
sacrifice d’adoration
qui monte vers le Trône
de Dieu est un mélange
de languages, de sons,
et rythmes venant de
part le monde entier. A
l’exemple de ce qui
s’etait passé le jour de
la Pentecôte. Telles
sont là ces quelques
pensées pour essayer
d’éxpliquer mon style.
Je laisserai le soin aux
critiques des auditeurs
d’en faire leur
appréciation.
Congoboston: Un
mot de plus sur la
musique chrétienne
congolaise. Quel style à
adopter? Les
Moissonneurs ou les
Makoma?
Gilbert Mulamba:
Makoma évolue très bien
dans son style ainsi
bien que les
Moissonneurs qui font un
travail excéllent. En
qui me concerne, mon
appel est de produire
une musique qui pousse
l’auditeur à adorer Dieu
et mediter sur ses
bienfaits en utilisant
un “melting pot”
(mélange) artistique. Ma
musique est aussi
destinée à encourager le
chrétien dans son combat
quotidien. Sur mon
website, je vais
élaborer un peu plus
la-dessus…Chacun adopte
son propre style selon
son appel et l’audience
qu’il veur atteindre.
Pour revenir sur notre
rôle missionaire, je
dirai en passant que
lorsque les
missionnaires sont venus
en Afrique pour
évangeliser, ils ont
appris nos langues, ils
ont traduit la Bible
ainsi que leurs
cantiques dans toutes
nos langues. Nous aussi
nous pouvons traduire
nos chants et les mettre
à la portée des autres.
En Bref, repondant en
conlusion à la prémière
partie de votre
question, je dirai que
la musique Chretienne
congolaise a beaucoup
évolué pendant ces dix
dernières années. Elle
peut avoir beaucoup plus
d’impact qu’elle n’en a
maintenant. Ma prière
est que nous tous,
artistes congolais,
mettions beaucoup plus
d’accent sur l’aspect
“ministère” de notre
appel en jouant la
musique chrétienne. Il y
a énormément de talents
congolais de part le
monde qui n’attendent
que d’être découverts.
Beaucoup de nos artistes
produisent des CD
d’éxcellente qualité,
mais hélas… certains de
ces produits ne sont pas
distribués dans un plus
large cercle culturel.
Congoboston:
Quelles sont vos
stratégies de promotion
et de vente pour vos
produits aux USA, en
Europe et en Afrique
(notamment au Congo). En
quoi est-ce que
Congoboston peut vous
aider à accomplir ce
projet?
Gilbert Mulamba:
Les détails sur la
promotion vous serons
communiqués dès la
sortie du CD. Mais je
peux déjà vous dire que
le CD sera sur plusieurs
sites internets comme
Amazon.com,
Cdstreet.com,
worshipmusic, ainsi que
dans certaines
librairies chretiennes;
nous sommes encore dans
le processus
d’entretiens avec
d’autres distributeurs
intérnationaux. Je pense
aussi à passer dans les
églises pour partager ce
que le Seigneur me met à
coeur de pouvoir
partager. Nous visons
aussi l’Afrique avec
certains contacts qui
sont en train de
s’etablir. Pour le
Congo, nous voulons
commencer par la
télévision avec des
clips qui seront
élaborés ici dans les
mois à venir.
CongoBoston est un
portail qui est
frequemment visité, nous
voulons aussi souscrire
aux services
publicitaires que vous
offrez pour les
internautes. A tous les
auditeurs de musique
chrétienne, je dirai
ceci: “Based on the
reactions I am getting
from different people
here, I encourage you to
get this CD once it’s
released”. J’apprécie, à
sa juste valeur,
l’opportunité que vous
m’avez accordée de
m’exprimer au travers de
cet interview sur votre
website communautaire.
CongoBoston est une
excéllente initiative,
et nous prions que votre
initiative s’élargisse
encore davantage. God
bless you.
Congoboston:
Merci beaucoup, Mr
Gilbert Mulamba, de
repondre aux questions
de l’équipe de Redaction
de Congoboston et
Félicitations antiçipées
pour votre nouveau CD
Interview par Franklin
Katunda, Editeur
©Congoboston March 2004
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