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Congoboston: Merci
de l’opportunité que vous nous offrez pour vous
interviewer: La prémiere question est de savoir qui vous êtes?
Roger
Bandoma: Merci aussi pour
l’opportunité, je reponds au nom de Roger Bandoma. Je suis né
à Gemena, province de l’Equateur dans le nord de la République
Démocratique du Congo. Je suis arrivé aux USA il y a de cela
huit-ans; Etudiant, j’ai pu
rencontrer une jeune charmante fille qui est devenue mon épouse.
Aujourd’hui nous avons ensemble un jeune garçon.
Congoboston (CB): Quelle est votre occupation professionnelle ici
a Boston, Monsieur Bandoma?
Roger
Bandoma (RB): Je travaille pour
un groupe commercial de distribution des produits Luxotica. Je
suis manager de l’un des points de distribution de leurs
produits ici a Boston. Aussi, je prends des cours dans le domaine
des Sciences Politiques.
CB: Boston étant un symbole de
fièrte sur le monde à cause de ses universités et activités
culturelles de haut niveau. Comment appréciez-vous
la communauté des congolais habitant cette ville?
RB:
Ben, je dirais que j’apprécie
beaucoup notre communauté. Comme toujours il y a un côté négatif
et positif lorsqu’on juge ! J’aimerai me pencher plus sur
le positif en répondant à ta question. Je pense que notre
communauté a grandi. Plusieurs fils et filles du Congo se sont établi
ici et à là, à l’exemple de moi-même: je suis venu très
jeune, étudiant, aujourd’hui je suis père de famille…
j’apprécie aussi l’initiative que nous avons tous eu la fois
passée en créant la communauté congolaise de New England (CCNE),
regroupant les fils et filles du Congo, habitant la région de la
Nouvelle-Angleterre (MA, RI, ME, CT, VT, NH jusqu’à NY); Et de
même, nous avons des églises dirigées par des pasteurs
congolais qui contribuent efficacement à l’édification de la
masse, aidant le peuple autour du partage de la parole de Dieu.
C’est vraiment une bonne chose que la communauté grandit à ce
point. D’ici quelques années, l’on pourrait parler de "quartier MATONGE" ici à Boston, à l’exemple de
la Belgique… (Rires)
CB: Comment est ce que
votre occupation professionnelle pourrait aider à l’épanouissement des autres citoyens congolais !
Surtout ceux qui viennent d’arriver ?
RB: Entant que Manager, j’ai eu l’opportunité
d’aider certains citoyens congolais à trouver du travail;
surtout venant d’arriver, ne connaissant pas trop bien la langue
et n’ayant aucune expérience professionnelle. Je vois une
grande évolution en eux aujourd’hui jusqu’au point ou
certains sont devenus managers aussi.
CB: On a aussi appris
de votre initiative dans le passé: vous avez participé à
l’animation ici a Boston de Radio Tam-Tam de M. LUYINDULA.
Pouvez-vous-nous en parler?
RB:
Oui, c’était une bonne expérience: la Radio francophone de Boston
Tam-Tam, une initiative de M. LUYINDULA, journaliste de carrière
depuis le Congo avait donc le but d’aider les francophones en général
d’avoir les nouvelles venant d’autres horizons, présentées
en leur langue maternelle ou d’éducation dans leur contrée de
résidence :
Anglophone. J’étais animateur et présentateur d’émissions
radio. Je pense que d’autres fils et filles ayant des talents
devraient poser des initiatives de ce genre.
CB: Quel est votre
objectif en participant à l’animation de cette Radio?
RB: Notre objectif était d’atteindre les
francophones de New England car on avait senti le besoin
d’informations sur les évènements se passant d’informations
ailleurs à travers le monde; Et commençant cette activité on
avait accepté de consentir des sacrifices dans ce souci
d’informer, d’éduquer et de réunir les individus autour de
cette Radio. Fort dommage, nous n’avons pas eu assez de support
financier et de soutient tant souhaité de l’extérieur…
CB: Soutien de la part de la communauté?
RB:
Soutien de la communauté,
euh ! Oui? Vous savez une entreprise pareille demande des
sponsors financiers et techniques… on a pas eu assez de support
affin de survivre; Ce qui a rendu son existence difficile. Mais je
profits de l’occasion pour féliciter et encourager M. Luyindula
qui avait eu cette idée; une très bonne et louable initiative.
CB: De cette expérience
quel message à adresser aujourd’hui aux congolais, sachant que
les Haïtiens, Portoricains ont toutes leurs chaînes de Radio, TV
et websites communautaires?
RB:
Merci pour la question. Oui
ben, les initiatives récentes comme la vôtre avec le site
Congoboston.com, dirigé par les Congolais et utilise comme Base
de données et de ressources d’informations, boîte à échanges
d’idées et des services entre Congolais; C’est vraiment très
louable et mérite d’être soutenu. Ici nous voyons comme vous
l’aviez dit des Haïtiens et autres réunis autour de leurs
cultures: Ce que nous aujourd’hui demandons aussi que nous
pouvons faire de même.
CB: A part vos occupations de manager,
avez-vous une aspiration
d’influence positive au développement de votre pays et de
la population?
RB:
Oui, actuellement je
travaille avec d’autres fils du pays et les étrangers en créant
une fondation appelée: “UBANGI ASSISTANCE”; son but est
d’apporter un soutien aux victimes et déplacés de la guerre au
Congo. Comme vous le savez notre pays est en guerre civil et
plusieurs individus ont été déplacés ? Certains vivent dans
les brousses: sans vêtement ni nourriture, dans des conditions très
misérables… nous ne perdons pas cela de vue. Notre démarche
est donc de regrouper ce peu que nous avons avec l’aide des
partenaires expatriés à apporter à ce peuple qui souffre. A ce
moment la fondation a pu distribuer des vivres et des vêtements
au niveau de la province de l’Equateur au Congo; Où notre équipe
locale s’assure de coordonner la distribution du peu mis à sa
disponibilité ! Et nous recevons des rapports très encourageants.
CB: Où trouvez-vous le
fond pour le financement de cette oeuvre à but non lucrative?
RB:
Le financement nous vient
de partenaires étrangers qui ont été sensibles à nos douleurs ;
certains ont séjournés au Congo comme missionnaires de la parole
et ils ont appris à aimer le Congo et son peuple. Cette action
est donc menée de la Belgique et de d’être acheminé au port
de Matadi par les navires affin d’être distribuer pour la deuxième
fois.
CB : L’opinion publique se souvient de votre nom
de famille : Paul Bandoma, votre père a effectivement
travaillé pour amener le Congo dans une période de transition à
la démocratie. Malheureusement les mentalités des congolais n’étaient
pas à la hauteur en ce temps. Aujourd’hui si l’opportunité
avait donné à Roger Bandoma d’amener ce pays dans une
transition de la même sorte quelle seront vos stratégies pour éviter
de répéter l’histoire, en contournant ce mal du siècle qui
assaillit le Congo ?
RB : Merci pour cette question. Je tenterai de répondre
à celle-ci à titre personnel. Je salue leurs efforts ( les
acteurs de la conférence.) Ils ont travaille dur pour amener le
pays sur la voie démocratique. Malgré que cela n’a pas donne
les résultats souhaites, je pense qu’un jour on verra dans ce
pays des élections libres et démocratiques, on verra des
dirigeants que le peuple, lui-même aura choisis. Je vois cela et
pense fermement que cela arrivera. Ils ont pose de base une
fondation que je pense que nous les jeunes allons suivre, se
basant sur leurs résolutions pour faire des rêves et ambitions
une réalité pour le Congo de demain.
Personnellement
je pense qu’il n’y a pas deux voies : il faut asseoir les
fils du pays ensemble une fois de plus ; mettant ce qui nous
divise de côté et tendant à ce qui nous rapproche et nous unit.
Et à partir de là, reconstruire notre nation : Aller dans
une période de transition, organiser les élections et établir
les institutions de gouvernement.
CB : Se référant aux
accords de Sun City en Afrique du sud, s’il vous était donné
de contribuer à faire avancer les choses à ce niveau. Quel
serrait donc l’apport de M. Roger Bandoma ?
RB :
Tout d’abord, j’étais
assez pessimiste quand ces travaux ont commence parce que
nos dirigeants qui y participaient
avaient tous, selon leurs discours, des objectifs
contradictoires. Je pense que l’on devait définir d’abord le
cadre de Sun City. J’ai pu suivre trois ou quatre participants,
et j’ai pu conclure que rien de consistant ne sortira de la :
Tous avaient des visées différentes ; Certains venaient
pour prendre le pouvoir ; certains se déclaraient candidats
à la présidence ou à la primature. Mais le but était de régler
les conflits entre les fils du pays…essayer de trouver une
solution pour mettre fin a cette guerre civile, tout en amenant
tous les belligérants autour d’un accord de principe, sur base
duquel le reste du
travail devait se faire. Au lieu de cela j’ai compris que rien
de bon et de consistant ne sortirai de ces travaux
quand certains y étaient pour se disputer les postes ou présenter
leurs CV à l’opinion publique.
CB : Puisque nous parlons des conflits dans le pays.
Que pensez-vous de la politique de Jean-Pierre Bemba : Une rébellion
armée pour reconstruire le pays ?
RB : Mais je ne vois pas comment on peut
reconstruire un pays avec les armes ; je pense ne pas
partager cette hypothèse, et je ne la soutiendrai jamais. Mon
avis est que JP Bemba est un businessman. Je n’ai pas eu
l’opportunité de le connaître « homme politique » ;
Je verrai par ses actions qui il est politiquement. C’est
vraiment prématuré
de pouvoir dire quoi que ce soit ; Mais je ne partage
pas sa façon d’évoluer avec cette politique.
CB : Rentrons ici à
Boston pour parler de l’initiative de créer un Network sur les
voies de l’Internet affin de réunir les hommes d’affaires,
associations et autres dans un cadre d’échanges de services,
d’idées et d’information. Comment appréciez-vous
le travail de Congoboston.com ?
RB : Je pense que des initiatives pareilles sont à
soutenir fortement ; aujourd’hui nous pouvons aller sur
internent et voir le websites, animé par les fils et filles du
pays lequel nous apportent des informations et services à l’intérêt
de la communauté. J’encourage cette très bonne entreprise. Je
souhaite que ceci ailles de l’avant, et qu’à
travers ce site on ait multiples initiatives, y compris
celles qu’on avait mentionnées auparavant : la radio, TV
pourquoi pas ?
CB : La dernière
question est sur votre foi chrétienne : M. Bandoma Roger,
Chrétien ne de nouveau, baptisée à l’église Baptiste de la
Gombe sur l'avenue Lukusa. Que pensez-vous de l’évangélisation
aux USA par les francophones ?
RB : Du point de vue de la langue, je pense
qu’on ne peut parler de l’évangélisation sans parler
de la langue : c’est le cas des missionnaires qui sont
venues chez nous au Congo pour évangéliser, et il n’y a pas
longtemps qu’hier j’ai converse avec un missionnaire américain
qui était à Gemena il y a très longtemps : je vous assure
qu’il parle ma langue natale plus couramment que moi-même…(Rires)…
J’étais
très surpris de l’entendre parler mieux ma langue natale. Quand
vous allez dans un endroit pour apporter la parole de Dieu vous
devez utiliser la langue du milieu affin d’atteindre les âmes !
Et nous pouvons mieux faire que les missionnaires qui étaient
venus en Afrique : Utiliser l’anglais est une nécessité
surtout avec l’avancée de la technologie et des techniques d’éducation.
Congoboston : Merci de l’opportunité que vous avez donne
au site Congoboston.com de venir dans votre salon avec ces
quelques questions et merci aussi pour les réponses très
profondes.
Roger
Bandoma : C’est aussi mon
sentiment, je vous remercie de l’initiative du website, et je
sais que vous irez de l’avant. Que le Seigneur vous bénisse !
Congoboston : Merci. Que Dieu bénisse le
Congo !
Propos recueillis par Franklin Katunda
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