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Monsieur Kadima est marié et père
de deux enfants. Il est ingénieur informaticien de
formation. Il a gradué a Northeastern University de
Boston en 1991. La musique est, pour lui, un hobby.
Congoboston :
Comment vous est venu l’idée de créer Rumbafrica ?
T. Kadima :
Nous avions constaté une forte demande au niveau de la
communauté africaine de New England en ce qui concerne
la musique Congolaise. Les orchestres venaient et
partaient en laissant un grand vide dans le coeur
des gens et ceux derniers nous demandaient quand
est-ce qu’ils allaient revenir pour leur satisfaire . C’est pour cela que nous avons eu
l’idée de créer Rumbafrica, pour leur permettre d’écouter
la musique Congolaise.
Congoboston :
Qui font parties de votre groupe ?
T. K.
: Nous avons un groupe cosmopolite; Congolais, Kenyans, Nigériane,
Américains, Caribéens etc...
Congoboston :
Au Congo, les orchestres ont leur domicile pour leur
concert hebdomadaire. Par exemple, le feu Luambo Makiadi
et le TP Ok Jazz se produisaient au bar 123, Zaiko chez
Ma Elika (Ngoss), Tabu Ley et son Afrisa chez Vis à
vis, Wenge Musica chez Moto na Moto a bongisa, Victoria
Eleison chez Veve Center, etc…
Où vous produisez vous
d’habitude?
T.K. :
A notre début, nous nous produisions aux bars Royal’s
et Johnnie D’s. Actuellement , nous nous produisons
dans les Universités, Collèges, High schools,
Corporations et surtout dans des festivals à travers
l’Est des Etats-Unis.
C.B. :
A l’inauguration de l’Administration Romney
(Gouverneur de Massachusetts) au mois de Janvier 2003,
vous aviez agrémenté la soirée. Est-ce que cela fut
le plus grand moment de votre carrière ?
T.K. :
Nous avons déjà joué à Vermont, Maine, Atlanta,
Floride, Washington DC pour des telles occasions.
C.B. :
Vous et votre groupe allez jouer en lever de rideau du
Concert de Koffi Olomidé le 24 Mai 2003 au Worcester
Palladium. Quels sont vos sentiments et ceux de votre
groupe?
T.K. :
Cela constitue pour nous une démystification. Nous
avons déjà eu à jouer en lever de rideau de Papa
Wemba, Kanda Bongo Man, Diblo Dibala, Aurlus Mabele,
Tabu Ley etc... Nous
sommes tous touchés et honorés pour cela. C’est
aussi une grande opportunité pour nous de montrer notre
talent. Nous avons de très bons musiciens capable de
jouer toute sorte de musiques.
C.B. :
Votre sobriquet est Homme de Dieu. Vous jouez la guitare
solo à Béthel International Evangelical Church.
Comment parvenez vous à concilier les deux modes de
musique ( chrétienne et laïque) ?
T. K.
: Vous savez, par définition, la musique veut dire “
plusieurs sons agréables à l’oreille”. La musique
que nous faisons est strictement chrétienne. Dans nos
shows nous exposons la culture Congolaise et nous véhiculons
un message qui édifie les mélomanes. La danse, nous la
puisons dans la notre culture. Notre musique est inspirée
de la Bible.
C.B. :
Qui compose votre audience ?
T.K. :
Mon audience est a majorité composée des américains.
Nous avons déjà produit un CD pour satisfaire leur
demande et nous envisageons dans le futur de faire de
DVDs et des Clips vidéo.
C.B. :
Quel conseil voudrez vous donner à la jeune génération
qui voudra se lancer dans la musique ?
T.K. :
Nous, nous avons appris la musique dans la rue, en
jouant au jeu des dames.
Nous conseillons aux jeunes de la
nouvelle génération d’aller à l’école pour
apprendre la musique. Ils acquieront beaucoup plus de
connaissance par rapport à nous autre.. Ils seront
polyvalents.
C.B. :
Comment conciliez vous la vie de famille et votre carrière
?
T.K. :
Nous nous produisons et répétons que les week-ends.
Nous sommes à la maison les jours de la semaine et nous
travaillons. La musique constitue aussi, pour nous, une
source de revenu sur.
Propos recueillis par René
Lisoma |