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Le No1 Americain, lors
de son discours
programme au Congrès
Américain en Janvier
2005 fit la déclaration
suivante à son endroit:
“Dikembe devint la Star
de la NBA et Citoyen des
Etats-Unis, mais il n’a
jamais oublié le pays où
il est né, non plus
qu’il ne pouvait oublier
son devoir de partager
ses bénédictions avec
les autres. Il vient de
construire un nouvel
hopital dans la ville où
il a grandit. Un ami a
dit de ce Monsieur plein
de générosité que
“Mutombo croit que Dieu
lui a donné cette
opportunité présente
pour accomplir des
éxploits” …Et Nous
sommes fièrs dira Mr.
George Bush, d’appeller
cet Enfant du Congo:
Digne Citoyen des
Etats-Unis d’Amérique”
(Applaudissements).
Témoignant de la fierté
dont l’un de ses
citoyens a demontré
envers le peuple de son
pays d’origine; pays
ravagé par la guerre et
la politicaille la plus
cynique et criminelle de
l’histoire africaine, le
même Congrès a du
guarantir un octroi de 2
Millions de dollars en
fonds destinés à aider
au fonctionement de
cette institution
médicale après son
inauguration. Ceci pour
dire que le chantier de
ce projet d’hôpital
s’est bel et bien
constitué après la mort
inopinée de sa mère;
celle que j’ai
afféctueusement appelée
“Mwa Mituba” trouva la
mort suite au manque
d’infrastructures
hospitalières
disponibles dans une
ville de Kinshasa,
paralysée par un
couvre-feu militaire. Ce
chantier très personnel
et symbolique, fut
supporté et béni dépuis
les Etats-Unis au moment
où les belligérants
congolais d’hier (au
pouvoir ou en rétraite
aujourd’hui)
détruisaient, des mains
de leurs caporaux armés
jusqu’aux dents, toute
vestige publique à leur
passage.
Ceci étant, quels sont
donc les autres projets
de la Fondation Dikembe
Mutombo en RDC? Lisez
l’entrétien éxclusif de
la bouche du “Star” de
la NBA lui-même, Mr
Dikembe Mutombo. Le
Geant des “Crockets” de
Houston, Texas
s'entretient ici à
Kinshasa avec nos
confrères de la Radio
Okapi. Il parle aussi de
la jeunesse congolaise,
de l’éducation, de la
guerre à l’Est du Congo
et des valeurs morales
et la discipline qui
guarantissent le
succès; “Un ascenseur
qu’il veut renvoyer
après avoir atteint les
hauteurs à ceux qui sont
restés au prémier
niveau”, comme il aime
si bien le dire…un
héritage qu’il veut
léguer aux jeunes
congolais et, dans le
cadre du sport, à tous
les jeunes sportifs
africains dans le
concert des futures
“stars” du basketball
américai..
--Un sypnosis de
Franklin Katunda,
Congoboston.com
Radio
Okapi : Vous venez
d'inaugurer un hôpital
de 300 lits à Kinshasa.
Allez-vous faire le
suivi régulier de cette
oeuvre ?
Dikembe:
Oui. J'ai une équipe de
mon cousin avec sa femme
qui vient au moins tous
les 3 mois à Kinshasa
pour un suivi. Et puis,
j'ai une bonne équipe
ici à Kinshasa. Nous
avons aussi formé de
bons cadres qui ont
donné beaucoup de
confiance et qui ont
beaucoup travaillé ces
deux dernières années
pour nous fournir les
données dont on avait
besoin ainsi que la
liste des équipements
dont on avait besoin
pour un hôpital
extra-moderne.
Est-ce
que la Fondation Mutombo
Dikembe compte
s'investir aussi dans
d'autres
infrastructures?
Dikembe:
Non, non. Pour le
moment, l'objectif est
de terminer la deuxième
phase de l'hôpital avec
la maternité et la
pédiatrie qui n'est pas
encore faite. Bien qu'on
aura un petite section
de pédiatrie pour les
cas d'urgence, nous
comptons avoir une
section de pédiatrie
avec plus ou moins 175
lits. Je crois que ça se
fera dans deux ans. Des
que nous terminons ce
projet. la fondation
compte construire un
internat de première
année secondaire
jusqu'en sixième année
des humanités.
Là on
vous voit dans la santé
et des projets dans
l'éducation, mais vous
êtes sportif avant tout.
Pas de projet pour les
infrstructures
sportives ?
Dikembe:
Si je m'etais lancé sur
le plan sportif, les
gens allaient dire que
je me concentre sur les
infrastructures
sportives. Si j'ai
choisi la santé, c'est
parce qu'on dit que le
développement d'un être
humain dépend de sa
santé. Même un athlete,
s'il n'est pas en bonne
santé, il risque de ne
pas bien performer.
En un
mot, pas de projet pour
la construction d'un
stade ?
Dikembe:
Ce sera notre troisième
phase de la fondation.
Peut-être dans 6 ans, 7
ans, 10 ans. Je ne sais
pas quand précisement.
Le
journal L'Observateur a
annoncé que vous
comptiez vous investir
dans la construction
d'une banque. Vous
confirmez ?
Dikembe:
Oui. J'ai été invité de
faire partie de la
communauté banquaire
qu'on appelle
"Opportunité
Internationale". C'est
une banque des “pauvres”
qui est présente dans
plus ou moins 30 pays du
monde avec au moins un
million de personnes en
crédit et 3 millions de
clients en microfinance.
Avec l'aide de Mr. Bill
Gate et sa fondation qui
se sont deja lancés avec
au moins 10 millions de
dollars pour une étude
de faisabilité en RDC,
il voulait que je vienne
ici au Congo et placer
cette banque, aider les
congolais qui sont dans
la misere. Ils peuvent
alors venir emprunter
même 100, 300, 400 ou
Mille Dollars avec
lesquels quelqu'un peut
acheter quelque chose,
faire un commerce,
l'agriculture ou
l'élevage. C'est
vraiment une bonne chose
car on veut participer
au changement des
conditions de vie de nos
frères africains.
Et
concrètement, cette
banque arrive quand?
Dikembe:
Nous venons d'arriver
maintenant. Nous avons
vu au moins 6 ministres.
Il y a une étude de
faisabilité qui va
commencer dans 3 mois.
Et on va y aller par
étape, et je crois dans
une année ou une année
et demie, nous saurons
déjà placer cette
banque. Mais ça dépendra
surtout de la régularité
de la banque centrale et
du gouvernement central
aussi pour remplir tous
les papiers. Ce n'est
pas facile. C'est comme
quand vous voulez
construire un hôpital,
vous avez des
régulations à suivre.
Parlons
basket-ball. Aprés
Mutombo Dikembe et Mwadi
qui ont fait leurs noms
aux USA, c'est le vide ?
Dikembe :
Non, ce n'est pas le
vide. Mon souci est
qu'il y ait d'autres
Mutombo Dikembe après
mon départ. Ils ne
doivent pas tre
seulement des Congolais,
ils peuvent être mes
frères africains. Quand
je vous parle dans votre
studio de Radio Okapi à
Kinshasa, il y a déjà
plus de 27 Africains
qu'on a fait venir à la
NBA, qu'on a encadrés
depuis l'enfance et qui
jouent déjà à la NBA. Il
y a même un autre
Congolais de nationalité
belge, Didier Mbenga,
qui vient d'arriver et
qui joue déjà pour
l'équipe de Dallas. Pour
moi, je suis dejà très
fier d'avoir d'autres
Africains qui jouent à
la NBA. L'autre des mes
soucis qui restent, est
qu'on trouve encore deux
ou trois autres
Congolais qui peuvent
prendre la relève et qui
peuvent continuer à
faire flotter le drapeau
congolais à la NBA.
Puisque
vous parlez des
Congolais, avez-vous des
nouvelles des
basketeuses congolaises
qui sont restées aux USA
après les jeux
olympiques d'Atlanta en
1996?
Dikembe:
C'est une bonne question
et je suis très content
que vous m'ayez posé ça.
C'est moi qui les ai
fait venir, qui avais
payé les vareuses et les
équipements.J'ai même pu
conseiller toutes ces
dames de faire de leur
mieux de rester au pays
après les jeux
olympiques et qu'on
trouverait les moyens de
les faire venir jouer au
double NBA. Aucune
d'elles ne m'a écouté, à
part Mwadi Mabika qui
m'a écouté et qui a eu
même des précisions
fixes avec moi
personnellement. Elle
était la seule à rentrer
au pays avec l'entraineur,
les autres ont pris
fuite. Et après quelques
semaines, je lui avais
envoyé le billet et le
visa pour venir en
Amérique et je lui avais
trouvé du travail. Mais
aujourd'hui, les autres
qui avaient fui essaient
de me critiquer, de dire
que je ne suis pas venu
à leur aide. Moi je
dis : "c'est parce que
vous n'avez pas
respecter mes
conditions." . C'est la
raison pour laquelle
j'ai refusé totalement
de les aider.
Parlons
des jeunes qui évoluent
avec beaucoup de
difficultés comme vous
l'avez vécu. Vous, vous
étiez vendeur de pain.
Dikembe:
Oui. Oui. C'est ici à
Kinshasa. J'étais
vendeur de pain à
Barumbu, au Wenze ya ba
mbwa, c'est a dire " Le
marché des chiens"
Que
dites-vous à ces enfants
qui connaissent les
mêmes difficultés ?
Dikembe :
Une des choses que j'ai
toujours dites à mes
frères et soeurs :
malgré nos conditions de
vie, malgré la pauvrete,
la vie ne nous empêche
pas, un jour, de devenir
quelqu'un. La façon dont
Dieu nous a créés, Dieu
nous a donné des vies
sans barrière. Beaucoup
de gens croient qu'il y
a des barrières dans la
vie qui empêchent
d'aller en avant. Même
si vous êtes vendeur
d'arachides ou de quoi
ou de pain comme nous
autres qui vendions le
pain à partir de 4
heures, avant d'aller à
l'école à 07 heures.
Nous sommes devenus de
grands citoyens dans la
société grâce à notre
discipline d'enfance,
notre discipline
observée durant notre
chemin de commerce. Par
exemple, aller chercher
du pain à 4 heures du
matin, c'est une
discipline personnelle.
Elle compte; elle amène
quelqu'un à s'améliorer,
à devenir une grande
personnalité dans la
vie.
Vous avez
grandi à Kinshasa et à
l'etranger. Est-ce que
vous pensez aux enfants
de l'Est ?
Dikembe:
Oui, je les salue tous
et on s'en soucie
beaucoup. Ca fait
toujours mal, en tant
que Congolais d'origine,
de voir mes frères et
soeurs qui continuent à
souffrir. Nous les
Congolais, nous étions
connus comme un peuple
de paix, un pays qui n'a
pas connu beacoup de
troubles. Je parle de
cela parce que j'ai mon
expérience propre. Ma
pauvre maman, a dont
j'ai donné le nom à l'hopital
inauguré, est morte
pendant la geurre civile
au Congo. Elle est morte
quand Kinshasa était
attaquée par les
rebelles. Elle a piqué
une crise cardiaque à
cause de la panique et
elle en est morte. Je
sens donc la douleur de
mes frères qui souffrent
à l'Est. Ce n'est pas
facile. C'est difficile
pour moi de continuer à
vivre aujourd'hui après
la demande de ma mère :
" Mutombo tu dois te
marier, avoir une
famille". J'ai fait de
l'argent, je me suis
marié, j'ai fait 3 beaux
enfants mais ma mère n'a
pas eu la chance de voir
mes enfants. Je pleure
pour ça chaque jour. Et
ça fait mal de voir mes
frères souffrir à l'Est,
mais je crois qu'un jour
le bon Dieu nous bénira
tous et on se retrouvera
dans une paix totale, et
où on peut se promener
librement.
Vous
dites " mes frères, mes
soeurs" mais vous avez
quand meme changé de
nationalité.
Dikembe :
Cela ne dit rien. Mon
coeur est toujours
congolais.
Mais vous
êtes Américain ?
Dikembe:
Oui je suis Américain.
Que
pensez-vous de la double
nationalité ?
Dikembe:
Moi je n'ai pas une
double nationalité.
J'avais besoin de visa
pour venir au pays. J'ai
beaucoup d'amis
américains qui ont une
double ou triple
nationalité. Cela dépend
de la personnalité. Moi,
je n'ai pas voulu avoir
beaucoup de papiers avec
moi.
©
RadioOkapi, Le 24
Juillet 2007
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