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SUR
LA VIE ET LE SEJOUR DANS LE TERRITOIRE DES
USA, L’IMMIGRATION.
13.
CB : Comment est-ce qu’entant que résident aux
Etats-Unis vous comprenez la crise dans la quelle l’église
est plongée, notamment
l’affaire scandale dans l’église catholique ici même
à Boston ?
Pr.
José : Je
crois que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment
Dieu. Avec une crise, il y a recherche de la présence de Dieu.
Toutes ces circonstances que Dieu a permis nous permets de lui
faire confiance et l’importance de la prière lorsqu’on se
sent vulnérable. Toute personne humaine est exposée et notre
force ne vient de Dieu. Donc il
y a un grand besoin de Dieu. Pour lier cette réponse à la précédente,
nous sommes ambassadeur de Dieu dans ce pays nous devons avoir
de la compassion et contribuer par la grâce que Dieu nous a
donné pour le peuple Américain.
Dans
nos milieux de travail, nous voyons des gens avec pleins de
problèmes en eux, mais ils savent le camoufler avec un masque
professionnel. Il y a donc un besoin profond
qu’on découvre quand
on parle avec eux. C’est notre responsabilité de non
seulement prier pour le pays que Dieu nous accordé d’habiter
mais surtout aider ceux que nous pouvons aider ; ceux auprès
de qui Dieu nous placé afin qu’ils trouvent refuge dans la présence
de Dieu. Voilà une bonne forme d’évangélisation : 80 %
de conversion se font à travers les relations. L'
âme ne se converti pas a l' l'église.
C’est quelqu’un d'autre qui la connaît qui l’amenera à la croisade,
lui témoignant l’amour de Dieu, qui va gagner la
pour Dieu.
Nous
avons donc besoin de sortir de notre zone de confort, de former
des clubs, mais pour
stopper ce qui nous bloque entre nous et ceux qui nous ont
offert l’hospitalité dans ce pays.
Briser le complexe de l’étranger et arriver à se créer
des relations avec les Américains et les peuples des autres
cultures. Cela créera un cadre idéal pour leur parler du
Seigneur. Voilà ce que je pourrais dire la-dessus.
14.
CB : La
dernière question est de savoir si l’immigration se constitue
comme un frein à l’activité évangélique ou à son
efficacité ?
Pr.
José : A part les démarches de demande
d’emploi où on vous demandera le permit de travail, je ne
crois pas que l’immigration soit un problème pour l’évangélisation.
Avec les relations qui se créent entre les gens, les questions
sur le statut d’immigration ne se posent pas. Le seul grand
problème qui se pose à nous les Congolais c’est la barrière
de la langue et le complexe de l’étranger. Pour les Africains
anglophones le plus grand problème c’est le conflit des
cultures. Le mieux à savoir est que ce n’est pas eux qui sont
venus vers nous, mais nous qui sommes venus ici, et qu’il
faille que nous nous adaptons à tout prix aux réalités de ce
pays : apprendre à mieux le connaître afin de pouvoir
leur parler. S’ils nous trouvent différents d’eux tout
comme serait notre cas il n’y aura pas de rapprochement. En un
mot, sachons prendre la couleur du milieu. Le moyen le plus
efficace d’évangélisation sont les relations. Nous avons
donc l’obligation de consentir des sacrifices, sortant de
notre zone de confort pour ne pas compromettre notre intégrité
mais gagner les âmes. Donc, le vrai problème n’est pas
l’immigration mais notre propre volonté
de sortir et prêcher les autres, sortant de notre milieu s’il
est trop fermé.
15.
CB : Pour finir, écoutant tout ce que vous dites je
vois l’histoire de Joseph
qui se dessine un peu sur le parcours de la plupart
d’entre nous: Bénir le pays d’accueil tout en
occasionnant un futur radieux pour son peuple du pays
d’origine. Quelle corrélation entre cette histoire et notre réalité
d’immigrant aux USA?
Pr.
José : Si nous considérons l’histoire de
Joseph, notre philosophie de la vie est importante, si nous
sentons une certaine responsabilité vis-à-vis de ce pays alors
on peut comparer les deux : Joseph avait le souci de sa
famille bien qu’étant à l’étranger. Si nous avons ce
souci nous allons apprendre comme Joseph des choses ici que nos
confrères ne connaissent pas. Les
relations et connaissances lui ont donné une position
d’influence. Ce qui fait que ses frères ont été sauvés par lui.
Nous aussi sortons de notre zone de confort, intégrons ce
milieu et nous allons apprendre ce que ce peuple connaît, et
ferons bénéficier de cela à notre peuple si nous avons le
souci de ce dernier. Sinon on risque de rentrer au pays comme on
était venu, avec la seule différence qu’on a passé beaucoup
d’années ici. Mais si nous intégrons ce milieu nous avons
plus de chance de sauver notre peuple.
16.
CB : Il y a t-il une question que j’ai oublié de
vous poser ou que vous aimeriez que je vous poses ?
Pasteur
José : Non, mais pour finir ce que j’aimerais
dire est que nous sommes contents de ce que vous faites. La
communauté grandit et les initiatives se créent. C’est cela
notre passion. Si tu revois toutes les questions et réponses.
Tout tourne autour de même sujets. Car à travers nos réponses
nous exprimons le fardeau de notre cœur et c'est ce qui fait
l’objet
de la vision de notre cœur. Ce que je pourrais ajouter c’est
que nous nous rendons disponibles comme des instruments, à la
disposition de ceux qui ont des visions, des rêves ou qui ont déjà
des initiatives. Ce message que Dieu nous a donné, nous
ne nous contentons plus de seulement le prêcher du haut de la
chair, mais travailler La main dans la main pour voir les choses
progresser. Aider ceux qui pensent que nous sommes utiles à
quelque chose.
Congoboston : Merci beaucoup Pasteur
pour votre temps. On a parlé de la communauté de Boston, de
votre ministère, du Congo le pays. Par rapport à ce que nous
pouvons faire pour aider. On a évité de parler des problèmes
d’actualité au Congo. Juste parce qu’ils ne sont pas de
problèmes de fonds. On a parlé de l’évangélisation
notamment votre voyage en Belgique. La vie
d’un résident aux Etats-unis. Et l ’immigration.
Encore
une fois Pasteur, au nom du staff de Congoboston.com et tous nos lecteurs,
nous vous remercions infiniment!
Propos
recueillis par Franklin Katunda, Editeur de Congoboston.
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