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Des Congolais vivant en Belgique ont
organisé leurs élections, officieuses, à
Bruxelles en 2005 et ont montré qu’il y
a eu en réalité un manque de volonté
politique...
...Maintenant où que vous soyez, en RD
Congo sinon à l’étranger je lance un
appel solennel pour vous inviter à vous
joindre au renouvellement de la classe
politique avec nous..."
-- Prof. J. F. Mbala
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La course vers le Mont-Ngaliema est déjà
annoncée, plusieurs sont de ceux qu’y
sont engagés, Congolais de la diaspora
comme aussi bien ceux qui sont sur place
au pays. CongoBoston, dans le souci
d’informer et de vous faire découvrir
les différents candidats de la Diaspora
à la présidence,
vous présente aujourd’hui, depuis
Paris en France, le Professeur
John Francis Mbala.
Congoboston
: Bonjour
Professeur, pouvez-vous vous presenter
pour nos internautes. Quel est votre parcours
professionel et politique ?
John Francis Mbala :
Bonjour M. Ilunga Kanonga, je profite de
l’occasion pour saluer tous nos
compatriotes résidant aux Etats-Unis et
au Canada voire en Europe, en somme la
diaspora sans oublier ceux qui vivent en
République démocratique du Congo. Il est
toujours difficile de se présenter,
parler de soi-même mais brièvement et en
toute modestie, je puis vous dire que Je
suis John Francis Mbala, citoyen
congolais, 40 ans, né à Londres (Grande-Bretagne)
alors que feu mon père représentait le
jeune Etat du Congo. Je suis
actuellement Professeur de Science
Politique à l’Université Protestante au
Congo mais aussi Professeur dans
l’Académie d’Amiens (France) où j’ai
résidé. En effet, je suis docteur en
Science politique, diplômé de la Faculté
de droit de l’Université de Picardie
Jules Verne à Amiens (France). Durant
mes études, j’ai participé à la
promotion de la culture zaïroise
(Conférences-débat, expositions..) au
sein de l’Union des Etudiants Zaïrois
d’Amiens, une association Loi 1901 dont
j’ai été Président. Je connais bien
l’Europe ayant vécu dans tel ou tel pays
en fonction des postes diplomatiques
occupés par feu mon père dans les
Ambassades. Ainsi outre Londres, après
Kinshasa où j’ai été à l’école
maternelle Masamba, j’ai commencé mes
études primaires à Paris. Brièvement,
j’ai séjourné aussi à Madrid (Espagne).
Cependant je dois relever immédiatement
que je suis un fils du Congo dès lors
que j’ai fait l’essentiel de mes études
secondaires à Kinshasa notamment au
Collège Boboto et à l’Athenée de la
Gombe. J’ai commencé en 1985-1986 des
études de journalisme à l’Institut des
Sciences et techniques de l’Information
en sigle ISTI et je connais donc des
journalistes tels que Françoise Vita de
Raga TV, Chantal Kanyimbo de la RTNC
sinon Eddie Thambwe Bin Kitoko. Au-delà
de ma formation universitaire, je suis
politologue et à ce titre j’effectue des
analyses politiques qui sont publiés
dans divers sites internet, sinon
envoyées à des acteurs institutionnels.
Par ailleurs, je suis souvent consulté
par Radio France internationale (RFI)
notamment par Juan Gomez pour son
émission "Appels sur l’actualité". Depuis
quelques années, je me réinsère dans la
société congolaise et plus d’une fois
j’ai participé à des émissions
politiques pour éclairer l’opinion
publique. Ainsi, suis-je intervenu dans
diverses chaînes télévisées notamment
Raga TV avec Serge Nseka, sinon dans
l’émission « à cœur ouvert » de Marie-Ange
Mushobekwa. Bien que me réinsérant en
RDC je reste rattaché au Centre
Universitaire de Recherches
Administratives et Politiques de
Picardie de l’Université de Picardie
Jules Verne, au sein du quel je suis
chercheur associé et co-responsable de
l’Axe de recherche « Etudes africaines
».
Congoboston :
Quelles sont les raisons majeures qui
vous ont motivé à vous mettre dans la
course pour briguer la présidence de la
République démocratique du Congo ?
John Francis Mbala :
Désormais, le jeu politique est ouvert en
République démocratique du Congo et je
possède des qualités telles que
l’éthique, la probité et un réel sens de
l’Etat au-delà de mes capacités
intellectuelles. Si vous analysez
l’histoire de notre pays, vous
constaterez que rien n’est écrit à
l’avance et que fort de ce constat pour
l’avenir, la question est moins de savoir
si nous aurons un Président que de
s’interroger sur la possibilité pour
celui-ci de mettre en œuvre un projet
cohérent tant sur le plan social que
politique et permettre la réhabilitation
de la République démocratique du Congo
dans le concert des nations.
Congoboston :
Avec les problèmes politiques,
économiques et de développement social
que connaît la RDC actuellement,
croyez-vous être la personne indiquée
pour le poste de Président de la
République ?
John Francis Mbala :
Je n’ai pas la prétention de régler, du
jour au lendemain, les problèmes que
traverse notre pays compte tenu de
l’ampleur de la situation socio-économique.
Pour résorber ces problèmes il faut au
préalable un changement des mentalités,
un réel assainissement du circuit
économique et cela peut prendre un peu
de temps. Mais, s’il y a une chose dont
je suis certain, c’est que je suis doté
d’une volonté politique indéniable,
volonté que je peux mettre au service de
la nation. Le décollage économique est
possible si l’on redonne aux Congolais
leur dignité en créant les conditions
favorables à la dynamisation du marché
du travail. Que demandent les Congolais
? Travailler ! Qu’on leur redonne leur
dignité et qu’il y ait une adéquation
entre les salaires et le coût de la vie.
Congoboston
: Quels sont alors les atouts que vous
avez, qui vous mettent en meilleure
position par rapport aux autres
candidats à la magistrature suprême ?
John Francis Mbala :
D’une
certaine manière, je viens de répondre à
cette question mais puisque je ne suis
pas de nature à esquiver les questions
laissez moi vous dire que je suis un
homme politique neuf et les Congolais
aspirent au renouvellement de la classe
politique. Bien souvent, les
compatriotes et mes amis de par le monde
ont décelé en moi des capacités que
j’aurai préféré qu’ils disent eux mêmes
: compétence, charisme, sérieux, sens
relationnel, humanité, simplicité…Et
surtout, la connaissance des enjeux
politiques. Parmi mes atouts, il y a en
a un en particulier que je saurai faire
prévaloir et que certainement beaucoup
cerneront : l’amour de mon pays !
Congoboston :
Pouvez-vous, en des termes simples et
claires, nous donner votre projet de
société et votre vision du Congo de
demain ?
John Francis Mbala :
L’effort
de concision qui s’impose ici ne me
permettra pas de vous donner trop de
détails. Néanmoins ceux qui veulent de
plus amples renseignements peuvent nous
contacter par boîte éléctronique: comitedesoutienjfm2006@hotmail.fr.
Succinctement, nous mettons l’individu
au centre de nos préoccupations. Il n’y
aura pas de démocratie sans
réhabilitation du citoyen au centre des
actions qui seront menées. Voyez-vous,
il y a plusieurs façons de changer une
société. Soit, nous allons nous procurer
les moyens matériels et nous doter
d’infrastructures modernes tout en
procédant à une restructuration de
l’espace politico-administratif, soit
nous allons privilégier l’éducation de
la population, la revalorisation du
capital humain.
L’idéal reste un changement par la
rationalisation du fonctionnement de
l’Etat, acquisitions des techniques et
technologies nouvelles tout en misant
sur une meilleure formation de la
population. Or, depuis toujours, nos
dirigeants ont privilégié un changement
par le « haut » en se dotant de
matériels, infrastructures et mise en
place de nouvelles structures sans se
préoccuper du suivi, une sorte de «
service après vente » sinon comment
s’expliquer l’état de l’ex-CCIZ, de
l’ex-Cité de la voix du Zaïre, et qu’en
est-il de la formation des formateurs
pour ne pas parler du niveau scolaire
sinon l’abandon à leur sort des
enseignants qui ont pourtant une lourde
tâche, un noble métier. Il y a donc un
réel effort à faire et cela passe par le
changement des mentalités. Redonner aux
Congolais le sens de l’Etat et lutter
contre des maux qui touchent les
sociétés africaines dont la nôtre : la
corruption endémique, le clientélisme…Ainsi
faut-il redonner confiance aux Congolais,
les réhabiliter en leur donnant du
travail mais aussi des rémunérations qui
leur permettent de vivre décemment.
Le meilleur atout reste les politiques
qui seront menées en direction de la
jeunesse, valeur sûre, meilleur gage
pour relever les défis du XXIème siècle
! Bien sûr nous avons plancher aussi sur
d’autres thèmes et vous pourrez
constater que si nous misons sur la
revalorisation du capital humain, notre
projet de société aborde aussi outre
l’éducation qui peut être un levier
sinon un meilleur ascenseur social, les
questions relatives aux stratégies de
défense dans la perspective d’une
véritable politique de dissuasion, les
questions écologiques telles que
l’exploitation de nos richesses en
conformité avec le développement
durable, les questions économiques
notamment : comment relancer l’économie
congolaise et permettre son ancrage dans
une économie mondialisée ?
Congoboston
: On
parle aujourd’hui à l’assemblée
nationale, où il est question de voter
la loi électorale, des modes de scrutin
notamment les listes bloquées, des
critères relatifs au niveau
d’instruction des candidats à la
présidence qui ont été revus à la baisse
et la fameuse caution non remboursable
de 50 000 $ que doit verser le candidat
à la présidence. Vous, en tant que
politologue et aussi candidat à la
présidence, qu’en pensez-vous ?
John Francis Mbala :
Le vote
par le Parlement du projet de loi
électorale connaît un certain retard dès
lors qu’il devait intervenir le 15
janvier selon le calendrier électoral.
Au-delà des débats houleux sur la
question de savoir s’il faut opter pour
un mode de scrutin de listes ouvertes
sinon de listes bloquées, il faut
déplorer le fait qu’une interrogation
majeure est escamotée des débats : les
candidats seront-ils intègrent ? Comment
évaluer leur sérieux. En somme,
seront-ils des personnes à la place
qu’il faut ? Donc vous voyez, s’il n’en
demeure pas moins vrai que cette
question relative au choix entre les
modes de scrutin n’est pas dénué
d’intérêt, une autre est à mon sens
cruciale : Faut-il passer outre la
moralité des candidats sinon faire
l’impasse sur leur incapacité politique
antérieure à savoir la médiocrité de
certains qui veulent devenir légitime en
passant par les urnes?
En ce qui concerne , la caution à verser
et de surcroît non remboursable, cela
est aberrant et disons-le, cela est
simplement scandaleux ! Même si ce
montant devait être revue à la baisse,
25 000 $, cela reste encore exorbitant
si nous devons effectuer des
comparaisons avec les pratiques
électorales en cours dans d’autres pays.
S’il s’agit là d’une astuce pour
éliminer les candidats peu fortunés,
notons qu’avec un peu d’organisation
plusieurs formations politiques peuvent
réunir cette somme. Ce n’est pas
seulement le fait de passer ce cap (
verser la caution exigée) qui permettra
à un candidat de gagner dès lors que si
l’apprentissage de la démocratie est en
cours, que nous pouvons discuter le fait
que notre culture politique est à
améliorer, il y a un fait sur lequel je
désire attirer votre attention.
Les Congolais font de plus en plus
preuve de maturité politique et si vous
analysez les discours de nos
compatriotes à Kinshasa, même si Kinshasa
n’est pas la RDC, il ressort un râle-bol
de la population à l’égard de la classe
politique actuelle et celle-ci affiche
des signes d’inquiétudes tant ils ne
sont pas sûrs d’être élus. En témoignent
les hésitations illustrées par le
comportement des futurs électeurs : Des
milliers de Congolais n’appartiennent à
aucun parti politique. Ils manifestent
une désaffection à l’égard des discours
véhiculés par les « politiciens » tant
leur vie quotidienne n’est pas améliorée.
Par ailleurs lorsqu’ils assistent au
meeting et autres rassemblement ils ne
se privent pas d’aller au PPRD, ensuite
au MLC et pourquoi pas à Démocratie
Chrétienne par exemple.
En fait, ces « futurs électeurs
volatiles » reçoivent la propagande
(T-shirt, casquettes…) mais promettent
hors micros de sanctionner sévèrement
les acteurs politiques actuelles. Le
caractère mouvant de la base politique
des principales formations est illustré
aussi par le fait qu’il a été relevé
qu’une même personne peut porter lundi
un T-shirt du MLC, mardi celui du RCD,
un autre jour celui du PPRD etc. En
somme, je ne pense pas que les Congolais
ne voteront telle ou telle personne que
pour les enveloppes ou divers dons qui
seront distribués. Personnellement, je
pense que le secret de l’isoloir jouera
! Voyez-vous M. Ilunga, la fébrilité que
l’on constate dans les états-majors des
partis politiques est dû au fait
qu’aucun candidat ne pourra faire le
plein de voix dès le premier tour d’où
les nombreuses alliances en cours.
Congoboston : Merci
bien. L’insécurité dans l’Est du pays persiste
sans aucun doute. Pensez-vous
que cette situation dérangerait le
processus électoral? Y a t-il encore un
groupe politico-militaire derrière tout
ceci ?
John Francis Mbala :
Il y a
des poches de résistances à l’Est
notamment dans la province du Kivu, mais
rappelons-le, au Katanga aussi, certains
éléments incontrôlés rançonnant la
population et défiant les forces armées
gouvernementales. Cette situation n’est
pas nouvelle dès lors que les bruits de
bottes sont fréquents dans cette partie
du territoire nationale. Mais nous
devons ne pas nous laisser impressionner.
Les populations de l’Est doivent
participer au processus électoral. Ils
ont trop souffert durant ces années de
guerre, ils en souffrent encore ! Pour
dynamiser le lien politique des
populations à l’Est, mieux leur adhésion
à la nation congolaise, il va de soi que
l’un des moyens est de les associer
absolument au processus électoral. Mais
je crains que parce que le train de la
démocratie est en marche que la
communauté internationale maintiennent
le calendrier élaboré tel que ce fut le
cas en Afghanistan sinon en Irak alors
que ces pays n’étaient pas pacifiés. Au
jour d’aujourd’hui, je ne pense pas que
les mouvements insurrectionnels des
troupes qui ne sont pas loyales au
gouvernement d’union nationale feront
tâche d’huile et, à mon avis, il n’est
pas encore trop tard pour contenir,
maîtriser ces foyers d’insurrection
Congoboston :
Quel
serait donc, selon vous, la solution au
problème sécuritaire à l’Est de la
République démocratique du Congo ?
John Francis Mbala :
Les autorités actuelles doivent
poursuivre le brassage de l’armée et
l’intégration des diverses factions
armées. En outre, il est capital de
mieux contrôler la chaîne de paiement
des militaires, car que représente une
colonne militaire impayée, démoralisée
face à une poignée de rebelles. A la
moindre attaque, ils peuvent déguerpir,
prendre la poudre d’escampette. Le
travail de création d’une armée
nationale doit se poursuivre mais il
faut aussi un réel travail de
patriotisme et surtout leur donner les
moyens matériels, humains. L’autre
aspect du problème sécuritaire demeure
la recherche d’une solution politique et
celle-ci passe par l’évaluation des
liens diplomatiques entre notre pays et
le Rwanda sinon l’Ouganda avec l’aide de
la communauté internationale pour la
médiation
Congoboston:
Les laïcs Catholiques du Congo ont
présenté un mémo dans lequel ils
souhaiteraient voir toute personne qui
s’est « salie les mains dans les guerres
» ne pas être reconnu comme candidat au
prochain scrutin. Qu’en pensez-vous ?
John Francis Mbala :
Comme vous le savez, la société civile
n’a eu que des miettes dans le partage
du pouvoir à l’issu de l’accord global
et inclusif signé à Prétoria en décembre
2002, tandis que ceux ayant pris les
armes se sont « taillé la part du lion
». Le souhait des laïcs catholiques est
un vœux pieu dès lors qu’il faut rester
réaliste car de nombreux parlementaires
sont issus des rangs des mouvements
politico-militaires et ils ne vont pas
s’auto-flageller sinon couper la branche
de l’arbre sur laquelle ils sont assis.
En revanche, ce mémo peut avoir un réel
effet s’il s’agit d’un appel largement
diffusé en direction de la population.
Or, là encore cette question relative
aux responsabilités des uns et des
autres durant la guerre n’est pas
résolue et les responsabilités ne sont
pas clairement établies. Aussi faut-il
respecter le principe de présomption
d’innocence et éviter de stigmatiser tel
ou tel tant la situation est complexe.
Congoboston :
Vous,
comme bon nombre de candidats, êtes des
hommes nouveaux en politique. Pensez-vous
avoir suffisamment du temps et des moyens
pour battre campagne dans toute la
République afin de vous faire connaître
et vulgariser votre projet de société ?
John Francis Mbala :
Il y a un
début à tout. Un être qui m’étais cher
disait le problème dans la vie ce n’est
pas toujours de dire je vais faire, mais
de faire. De nombreux opportunistes sans
réelle qualification, avec un passé
douteux de surcroît ,si pas dans la
IIème République, ailleurs, se sont
permis de fréquenter les allées du
pouvoir et je ne vois pas pourquoi je ne
mettrai pas mes compétences au service
de l’Etat ce d’autant plus que, comme
vous le soulignez, je suis un homme
politique nouveau. Maintenant, le temps
est une notion relative, les moyens
financiers dont nous disposons sont
évalués et utiliser avec efficience, mais
ce n’est pas cela qui sera déterminant
car les Congolais prendront les
T-shirts, casquettes et divers matériels
de marketing politique , ils boiront et
mangeront ce qu’ils recevront durant les
campagnes électorales mais ne voteront
pas forcément pour ceux qui distribuent
à tel moment précis. Ceci dit, je ne
minimise pas la question car nous
élaborons des stratégies de
communication et il nous faudra sans
doute redoubler d’effort face aux
difficultés susceptibles d’être
rencontrer et accepter à un moment ou un
autre d’être épaulé.
Congoboston :
Si jamais
vous étiez élu par le peuple en qualité
de chef de l’Etat congolais, quelles
seront vos priorités et les principaux
axes de votre action pour le
développement du Congo ?
John Francis Mbala :
L’éducation ! je pense qu’il n’est pas
aisé de développer cette question en peu
de temps mais laissez moi vous dire que
la jeunesse doit être encadrée car c’est
l’avenir. Il n’y aura aucun
développement sinon un développement du
« sous-développement » si nous
négligeons notre jeunesse. Ainsi que je
l’ai écrit sinon dit plus d’une fois,
ici ou là, le problème du Congo est
moins un problème de moyens car nous
disposons de ressources naturelles, de
réelles potentialités. Le problème est
celui de la crise des valeurs. Des maux
reprochables que je ne citerai pas ici
entre désormais dans la normalité en RDC,
il faudra y remédier et inciter la
jeunesse en particulier à s’impliquer
dans le système éducatif qui peut être
mis en place. En ce qui concerne la
dynamisation du tissu économique,
assainir les circuits économiques
suppose de réhabiliter l’Etat et
encourager par ailleurs les entreprises
à être des acteurs à part entière de la
politique de relance économique.
Pour se faire, s’il faut élaborer une
simplification administrative et un
allègement fiscal pour faire appel aux
investisseurs, il faut également
sécuriser ceux-ci et encourager le
système de micro-crédit tout autant que
les petites et moyennes entreprises.
Cependant, une relance économique n’est
efficace que si les agents économiques
sont encouragés à consommer or cette
fonction suppose une confiance en
l’avenir sans quoi le fait de
thésauriser ou « garder à la maison »
son argent sera un grain de sable dans
la machine. De la sorte, des dépenses
des ménages et des entreprises, de leur
confiance au système bancaire dépend la
relance économique. En effet, comment
augmenter investir et même commencer à
investir s’ils ne consomment pas, s’ils
n’ont pas un pouvoir d’achat ?
Congoboston :
Un mot de la fin pour nos
internautes et tous les Congolais de la
diaspora ( lesquels sont privés du droit
de vote)..
John Francis Mbala :
Je ne
peux que vous inciter, vous aux
Etats-Unis sinon au Canada ou en Europe
mais aussi en Afrique voire en Asie, à
vous impliquer davantage dans le
processus électoral en pesant de tout
votre poids lors de vos contacts avec
les familles en RDC, en somme nos
compatriotes. D’une certaine manière je
suis un produit de la diaspora et je
déplore la mise à l’écart des Congolais
de l’étranger. En effet, que constate
t-on, ceux-là qui étaient hier dans la
diaspora et qui sont dans les
institutions actuellement n’ont pas
milité efficacement pour vous associer
alors qu’en réalité cela était possible.
Je vous recommande le site www.copec.be
. En effet, les Congolais vivant en Belgique ont
organisé leurs élections, officieuses, à
Bruxelles en 2005 et ont montré qu’il y
a eu en réalité un manque de volonté
politique. Cependant, la diaspora ne
pourra être écartée car elle peut donner
des mots d’ordre, orienter le vote de
nos familles vivant en RDC. Maintenant
où que vous soyez, en RDC sinon à
l’étranger je lance un appel solennel
pour vous inviter à vous joindre au
renouvellement de la classe politique
avec nous. Je me présente à la
candidature suprême en qualité de
candidat indépendant car un homme d’Etat
ne doit pas s’adresser à un parti
politique mais à la Nation. Fils et
filles du Congo, levez-vous, levons-nous
!
Congoboston: Au nom de toute la rédaction de
CongoBoston, à Boston Massachusetts, nous vous remercions du
temps que vous avez bien voulu nous
prêter et vous souhaitons les meilleures
chances aux élections. Ces propos ont
été recueillis depuis Paris, France
pour Congoboston.com
Interview conduite par Ilunga C. Kanonga
Editeur de la page Politique et Société
(c) CongoBoston. Février 2006,
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