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Interview avec le Professeur John Francis Mbala,
Candidat aux élections présidentielles en RD Congo

Par Christian Kanonga,

Février 2006 

 

" Des Congolais vivant en Belgique ont organisé leurs élections, officieuses, à Bruxelles en 2005 et ont montré qu’il y a eu en réalité un manque de volonté politique...

...Maintenant où que vous soyez, en RD Congo sinon à l’étranger je lance un appel solennel pour vous inviter à vous joindre au renouvellement de la classe politique avec nous..." 
-- Prof. J. F. Mbala

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La course vers le Mont-Ngaliema est déjà annoncée, plusieurs sont de ceux qu’y sont engagés, Congolais de la diaspora comme aussi bien ceux qui sont sur place au pays. CongoBoston, dans le souci d’informer et de vous faire découvrir les différents candidats de la Diaspora à la présidence, vous présente aujourd’hui, depuis Paris en France, le Professeur John Francis Mbala.

Congoboston : Bonjour Professeur, pouvez-vous vous presenter pour nos internautes. Quel est votre parcours professionel et politique ?

John Francis Mbala : Bonjour M. Ilunga Kanonga, je profite de l’occasion pour saluer tous nos compatriotes résidant aux Etats-Unis et au Canada voire en Europe, en somme la diaspora sans oublier ceux qui vivent en République démocratique du Congo. Il est toujours difficile de se présenter, parler de soi-même mais brièvement et en toute modestie, je puis vous dire que Je suis John Francis Mbala, citoyen congolais, 40 ans, né à Londres (Grande-Bretagne) alors que feu mon père représentait le jeune Etat du Congo. Je suis actuellement Professeur de Science Politique à l’Université Protestante au Congo mais aussi Professeur dans l’Académie d’Amiens (France) où j’ai résidé. En effet, je suis docteur en Science politique, diplômé de la Faculté de droit de l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens (France). Durant mes études, j’ai participé à la promotion de la culture zaïroise  (Conférences-débat, expositions..) au sein de l’Union des Etudiants Zaïrois d’Amiens, une association Loi 1901 dont j’ai été Président. Je connais bien l’Europe ayant vécu dans tel ou tel pays en fonction des postes diplomatiques occupés par feu mon père dans les Ambassades. Ainsi outre Londres, après Kinshasa où j’ai été à l’école maternelle Masamba, j’ai commencé mes études primaires à Paris. Brièvement, j’ai séjourné aussi à Madrid (Espagne).

Cependant je dois relever immédiatement que je suis un fils du Congo dès lors que j’ai fait l’essentiel de mes études secondaires à Kinshasa notamment au Collège Boboto et à l’Athenée de la Gombe. J’ai commencé en 1985-1986 des études de journalisme à l’Institut des Sciences et techniques de l’Information en sigle ISTI et je connais donc des journalistes tels que Françoise Vita de Raga TV, Chantal Kanyimbo de la RTNC sinon Eddie Thambwe Bin Kitoko. Au-delà de ma formation universitaire, je suis politologue et à ce titre j’effectue des analyses politiques qui sont publiés dans divers sites internet, sinon envoyées à des acteurs institutionnels.

Par ailleurs, je suis souvent consulté par Radio France internationale (RFI) notamment par Juan Gomez pour son émission "Appels sur l’actualité". Depuis quelques années, je me réinsère dans la société congolaise et plus d’une fois j’ai participé à des émissions politiques pour éclairer l’opinion publique. Ainsi, suis-je intervenu dans diverses chaînes télévisées notamment Raga TV avec Serge Nseka, sinon dans l’émission « à cœur ouvert » de Marie-Ange Mushobekwa. Bien que me réinsérant en RDC je reste rattaché au Centre Universitaire de Recherches Administratives et Politiques de Picardie de l’Université de Picardie Jules Verne, au sein du quel je suis chercheur associé et co-responsable de l’Axe de recherche « Etudes africaines ».

Congoboston : Quelles sont les raisons majeures qui vous ont motivé à vous mettre dans la course pour briguer la présidence de la République démocratique du Congo ?

John Francis Mbala : Désormais, le jeu politique est ouvert en République démocratique du Congo et je possède des qualités telles que l’éthique, la probité et un réel sens de l’Etat au-delà de mes capacités intellectuelles. Si vous analysez l’histoire de notre pays, vous constaterez que rien n’est écrit à l’avance et que fort de ce constat pour l’avenir, la question est moins de savoir si nous aurons un Président que de s’interroger sur la possibilité pour celui-ci de mettre en œuvre un projet cohérent tant sur le plan social que politique et permettre la réhabilitation de la République démocratique du Congo dans le concert des nations.

Congoboston : Avec les problèmes politiques, économiques et de développement social que connaît la RDC actuellement, croyez-vous être la personne indiquée pour le poste de Président de la République ?

John Francis Mbala : Je n’ai pas la prétention de régler, du jour au lendemain, les problèmes que traverse notre pays compte tenu de l’ampleur de la situation socio-économique. Pour résorber ces problèmes il faut au préalable un changement des mentalités, un réel assainissement du circuit économique et cela peut prendre un peu de temps. Mais, s’il y a une chose dont je suis certain, c’est que je suis doté d’une volonté politique indéniable, volonté que je peux mettre au service de la nation. Le décollage économique est possible si l’on redonne aux Congolais leur dignité en créant les conditions favorables à la dynamisation du marché du travail. Que demandent les Congolais ? Travailler ! Qu’on leur redonne leur dignité et qu’il y ait une adéquation entre les salaires et le coût de la vie.

Congoboston : Quels sont alors les atouts que vous avez, qui vous mettent en meilleure position par rapport aux autres candidats à la magistrature suprême ?

John Francis Mbala : D’une certaine manière, je viens de répondre à cette question mais puisque je ne suis pas de nature à esquiver les questions laissez moi vous dire que je suis un homme politique neuf et les Congolais aspirent au renouvellement de la classe politique. Bien souvent, les compatriotes et mes amis de par le monde ont décelé en moi des capacités que j’aurai préféré qu’ils disent eux mêmes : compétence, charisme, sérieux, sens relationnel, humanité, simplicité…Et surtout, la connaissance des enjeux politiques. Parmi mes atouts, il y a en a un en particulier que je saurai faire prévaloir et que certainement beaucoup cerneront : l’amour de mon pays !

Congoboston : Pouvez-vous, en des termes simples et claires, nous donner votre projet de société et votre vision du Congo de demain ?

John Francis Mbala : L’effort de concision qui s’impose ici ne me permettra pas de vous donner trop de détails. Néanmoins ceux qui veulent de plus amples renseignements peuvent nous contacter par boîte éléctronique: comitedesoutienjfm2006@hotmail.fr. Succinctement, nous mettons l’individu au centre de nos préoccupations. Il n’y aura pas de démocratie sans réhabilitation du citoyen au centre des actions qui seront menées. Voyez-vous, il y a plusieurs façons de changer une société. Soit, nous allons nous procurer les moyens matériels et nous doter d’infrastructures modernes tout en procédant à une restructuration de l’espace politico-administratif, soit nous allons privilégier l’éducation de la population, la revalorisation du capital humain.

L’idéal reste un changement par la rationalisation du fonctionnement de l’Etat, acquisitions des techniques et technologies nouvelles tout en misant sur une meilleure formation de la population. Or, depuis toujours, nos dirigeants ont privilégié un changement par le « haut » en se dotant de matériels, infrastructures et mise en place de nouvelles structures sans se préoccuper du suivi, une sorte de « service après vente » sinon comment s’expliquer l’état de l’ex-CCIZ, de l’ex-Cité de la voix du Zaïre, et qu’en est-il de la formation des formateurs pour ne pas parler du niveau scolaire sinon l’abandon à leur sort des enseignants qui ont pourtant une lourde tâche, un noble métier. Il y a donc un réel effort à faire et cela passe par le changement des mentalités. Redonner aux Congolais le sens de l’Etat et lutter contre des maux qui touchent les sociétés africaines dont la nôtre : la corruption endémique, le clientélisme…Ainsi faut-il redonner confiance aux Congolais, les réhabiliter en leur donnant du travail mais aussi des rémunérations qui leur permettent de vivre décemment.

Le meilleur atout reste les politiques qui seront menées en direction de la jeunesse, valeur sûre, meilleur gage pour relever les défis du XXIème siècle ! Bien sûr nous avons plancher aussi sur d’autres thèmes et vous pourrez constater que si nous misons sur la revalorisation du capital humain, notre projet de société aborde aussi outre l’éducation qui peut être un levier sinon un meilleur ascenseur social, les questions relatives aux stratégies de défense dans la perspective d’une véritable politique de dissuasion, les questions écologiques telles que l’exploitation de nos richesses en conformité avec le développement durable, les questions économiques notamment : comment relancer l’économie congolaise et permettre son ancrage dans une économie mondialisée ?

Congoboston : On parle aujourd’hui à l’assemblée nationale, où il est question de voter la loi électorale, des modes de scrutin notamment les listes bloquées, des critères relatifs au niveau d’instruction des candidats à la présidence qui ont été revus à la baisse et la fameuse caution non remboursable de 50 000 $ que doit verser le candidat à la présidence. Vous, en tant que politologue et aussi candidat à la présidence, qu’en pensez-vous ?

John Francis Mbala : Le vote par le Parlement du projet de loi électorale connaît un certain retard dès lors qu’il devait intervenir le 15 janvier selon le calendrier électoral. Au-delà des débats houleux sur la question de savoir s’il faut opter pour un mode de scrutin de listes ouvertes sinon de listes bloquées, il faut déplorer le fait qu’une interrogation majeure est escamotée des débats : les candidats seront-ils intègrent ? Comment évaluer leur sérieux. En somme, seront-ils des personnes à la place qu’il faut ? Donc vous voyez, s’il n’en demeure pas moins vrai que cette question relative au choix entre les modes de scrutin n’est pas dénué d’intérêt, une autre est à mon sens cruciale : Faut-il passer outre la moralité des candidats sinon faire l’impasse sur leur incapacité politique antérieure à savoir la médiocrité de certains qui veulent devenir légitime en passant par les urnes?

En ce qui concerne , la caution à verser et de surcroît non remboursable, cela est aberrant et disons-le, cela est simplement scandaleux ! Même si ce montant devait être revue à la baisse, 25 000 $, cela reste encore exorbitant si nous devons effectuer des comparaisons avec les pratiques électorales en cours dans d’autres pays. S’il s’agit là d’une astuce pour éliminer les candidats peu fortunés, notons qu’avec un peu d’organisation plusieurs formations politiques peuvent réunir cette somme. Ce n’est pas seulement le fait de passer ce cap ( verser la caution exigée) qui permettra à un candidat de gagner dès lors que si l’apprentissage de la démocratie est en cours, que nous pouvons discuter le fait que notre culture politique est à améliorer, il y a un fait sur lequel je désire attirer votre attention.

Les Congolais font de plus en plus preuve de maturité politique et si vous analysez les discours de nos compatriotes à Kinshasa, même si Kinshasa n’est pas la RDC, il ressort un râle-bol de la population à l’égard de la classe politique actuelle et celle-ci affiche des signes d’inquiétudes tant ils ne sont pas sûrs d’être élus. En témoignent les hésitations illustrées par le comportement des futurs électeurs : Des milliers de Congolais n’appartiennent à aucun parti politique. Ils manifestent une désaffection à l’égard des discours véhiculés par les « politiciens » tant leur vie quotidienne n’est pas améliorée. Par ailleurs lorsqu’ils assistent au meeting et autres rassemblement ils ne se privent pas d’aller au PPRD, ensuite au MLC et pourquoi pas à Démocratie Chrétienne par exemple.

En fait, ces « futurs électeurs volatiles » reçoivent la propagande (T-shirt, casquettes…) mais promettent hors micros de sanctionner sévèrement les acteurs politiques actuelles. Le caractère mouvant de la base politique des principales formations est illustré aussi par le fait qu’il a été relevé qu’une même personne peut porter lundi un T-shirt du MLC, mardi celui du RCD, un autre jour celui du PPRD etc. En somme, je ne pense pas que les Congolais ne voteront telle ou telle personne que pour les enveloppes ou divers dons qui seront distribués. Personnellement, je pense que le secret de l’isoloir jouera ! Voyez-vous M. Ilunga, la fébrilité que l’on constate dans les états-majors des partis politiques est dû au fait qu’aucun candidat ne pourra faire le plein de voix dès le premier tour d’où les nombreuses alliances en cours.

Congoboston : Merci bien. L’insécurité dans l’Est du pays persiste sans aucun doute. Pensez-vous que cette situation dérangerait le processus électoral? Y a t-il encore un groupe politico-militaire derrière tout ceci ?

John Francis Mbala : Il y a des poches de résistances à l’Est notamment dans la province du Kivu, mais rappelons-le, au Katanga aussi, certains éléments incontrôlés rançonnant la population et défiant les forces armées gouvernementales. Cette situation n’est pas nouvelle dès lors que les bruits de bottes sont fréquents dans cette partie du territoire nationale. Mais nous devons ne pas nous laisser impressionner. Les populations de l’Est doivent participer au processus électoral. Ils ont trop souffert durant ces années de guerre, ils en souffrent encore ! Pour dynamiser le lien politique des populations à l’Est, mieux leur adhésion à la nation congolaise, il va de soi que l’un des moyens est de les associer absolument au processus électoral. Mais je crains que parce que le train de la démocratie est en marche que la communauté internationale maintiennent le calendrier élaboré tel que ce fut le cas en Afghanistan sinon en Irak alors que ces pays n’étaient pas pacifiés. Au jour d’aujourd’hui, je ne pense pas que les mouvements insurrectionnels des troupes qui ne sont pas loyales au gouvernement d’union nationale feront tâche d’huile et, à mon avis, il n’est pas encore trop tard pour contenir, maîtriser ces foyers d’insurrection

Congoboston : Quel serait donc, selon vous, la solution au problème sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo ?

John Francis Mbala : Les autorités actuelles doivent poursuivre le brassage de l’armée et l’intégration des diverses factions armées. En outre, il est capital de mieux contrôler la chaîne de paiement des militaires, car que représente une colonne militaire impayée, démoralisée face à une poignée de rebelles. A la moindre attaque, ils peuvent déguerpir, prendre la poudre d’escampette. Le travail de création d’une armée nationale doit se poursuivre mais il faut aussi un réel travail de patriotisme et surtout leur donner les moyens matériels, humains. L’autre aspect du problème sécuritaire demeure la recherche d’une solution politique et celle-ci passe par l’évaluation des liens diplomatiques entre notre pays et le Rwanda sinon l’Ouganda avec l’aide de la communauté internationale pour la médiation

Congoboston: Les laïcs Catholiques du Congo ont présenté un mémo dans lequel ils souhaiteraient voir toute personne qui s’est « salie les mains dans les guerres » ne pas être reconnu comme candidat au prochain scrutin. Qu’en pensez-vous ?

John Francis Mbala : Comme vous le savez, la société civile n’a eu que des miettes dans le partage du pouvoir à l’issu de l’accord global et inclusif signé à Prétoria en décembre 2002, tandis que ceux ayant pris les armes se sont « taillé la part du lion ». Le souhait des laïcs catholiques est un vœux pieu dès lors qu’il faut rester réaliste car de nombreux parlementaires sont issus des rangs des mouvements politico-militaires et ils ne vont pas s’auto-flageller sinon couper la branche de l’arbre sur laquelle ils sont assis. En revanche, ce mémo peut avoir un réel effet s’il s’agit d’un appel largement diffusé en direction de la population. Or, là encore cette question relative aux responsabilités des uns et des autres durant la guerre n’est pas résolue et les responsabilités ne sont pas clairement établies. Aussi faut-il respecter le principe de présomption d’innocence et éviter de stigmatiser tel ou tel tant la situation est complexe.

Congoboston : Vous, comme bon nombre de candidats, êtes des hommes nouveaux en politique. Pensez-vous avoir suffisamment du temps et des moyens pour battre campagne dans toute la République afin de vous faire connaître et vulgariser votre projet de société ?

John Francis Mbala : Il y a un début à tout. Un être qui m’étais cher disait le problème dans la vie ce n’est pas toujours de dire je vais faire, mais de faire. De nombreux opportunistes sans réelle qualification, avec un passé douteux de surcroît ,si pas dans la IIème République, ailleurs, se sont permis de fréquenter les allées du pouvoir et je ne vois pas pourquoi je ne mettrai pas mes compétences au service de l’Etat ce d’autant plus que, comme vous le soulignez, je suis un homme politique nouveau. Maintenant, le temps est une notion relative, les moyens financiers dont nous disposons sont évalués et utiliser avec efficience, mais ce n’est pas cela qui sera déterminant car les Congolais prendront les T-shirts, casquettes et divers matériels de marketing politique , ils boiront et mangeront ce qu’ils recevront durant les campagnes électorales mais ne voteront pas forcément pour ceux qui distribuent à tel moment précis. Ceci dit, je ne minimise pas la question car nous élaborons des stratégies de communication et il nous faudra sans doute redoubler d’effort face aux difficultés susceptibles d’être rencontrer et accepter à un moment ou un autre d’être épaulé.

Congoboston : Si jamais vous étiez élu par le peuple en qualité de chef de l’Etat congolais, quelles seront vos priorités et les principaux axes de votre action pour le développement du Congo ?

John Francis Mbala : L’éducation ! je pense qu’il n’est pas aisé de développer cette question en peu de temps mais laissez moi vous dire que la jeunesse doit être encadrée car c’est l’avenir. Il n’y aura aucun développement sinon un développement du « sous-développement » si nous négligeons notre jeunesse. Ainsi que je l’ai écrit sinon dit plus d’une fois, ici ou là, le problème du Congo est moins un problème de moyens car nous disposons de ressources naturelles, de réelles potentialités. Le problème est celui de la crise des valeurs. Des maux reprochables que je ne citerai pas ici entre désormais dans la normalité en RDC, il faudra y remédier et inciter la jeunesse en particulier à s’impliquer dans le système éducatif qui peut être mis en place. En ce qui concerne la dynamisation du tissu économique, assainir les circuits économiques suppose de réhabiliter l’Etat et encourager par ailleurs les entreprises à être des acteurs à part entière de la politique de relance économique.

Pour se faire, s’il faut élaborer une simplification administrative et un allègement fiscal pour faire appel aux investisseurs, il faut également sécuriser ceux-ci et encourager le système de micro-crédit tout autant que les petites et moyennes entreprises. Cependant, une relance économique n’est efficace que si les agents économiques sont encouragés à consommer or cette fonction suppose une confiance en l’avenir sans quoi le fait de thésauriser ou « garder à la maison » son argent sera un grain de sable dans la machine. De la sorte, des dépenses des ménages et des entreprises, de leur confiance au système bancaire dépend la relance économique. En effet, comment augmenter investir et même commencer à investir s’ils ne consomment pas, s’ils n’ont pas un pouvoir d’achat ?

Congoboston : Un mot de la fin pour nos internautes et tous les Congolais de la diaspora ( lesquels sont privés du droit de vote)..

John Francis Mbala : Je ne peux que vous inciter, vous aux Etats-Unis sinon au Canada ou en Europe mais aussi en Afrique voire en Asie, à vous impliquer davantage dans le processus électoral en pesant de tout votre poids lors de vos contacts avec les familles en RDC, en somme nos compatriotes. D’une certaine manière je suis un produit de la diaspora et je déplore la mise à l’écart des Congolais de l’étranger. En effet, que constate t-on, ceux-là qui étaient hier dans la diaspora et qui sont dans les institutions actuellement n’ont pas milité efficacement pour vous associer alors qu’en réalité cela était possible.

Je vous recommande le site www.copec.be . En effet, les Congolais vivant en Belgique ont organisé leurs élections, officieuses, à Bruxelles en 2005 et ont montré qu’il y a eu en réalité un manque de volonté politique. Cependant, la diaspora ne pourra être écartée car elle peut donner des mots d’ordre, orienter le vote de nos familles vivant en RDC. Maintenant où que vous soyez, en RDC sinon à l’étranger je lance un appel solennel pour vous inviter à vous joindre au renouvellement de la classe politique avec nous. Je me présente à la candidature suprême en qualité de candidat indépendant car un homme d’Etat ne doit pas s’adresser à un parti politique mais à la Nation. Fils et filles du Congo, levez-vous, levons-nous !

Congoboston: Au nom de toute la rédaction de CongoBoston, à Boston Massachusetts, nous vous remercions du temps que vous avez bien voulu nous prêter et vous souhaitons les meilleures chances aux élections. Ces propos ont été recueillis depuis Paris, France pour Congoboston.com


Interview conduite par Ilunga C. Kanonga
Editeur de la page Politique et Société



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